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Empreinte carbone du bâtiment et des travaux publics (BTP) en France

  • Temps de lecture: 9 - 10 min
BTP empreinte carbone
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La décarbonation du secteur du bâtiment est une opportunité sans pareil pour réaliser les ambitions climatiques de notre pays. Penchons-nous sur les émissions conséquentes du BTP en France et explorons les stratégies les plus porteuses pour les réduire de manière décisive.

La France s'est engagée dans la course vers la neutralité carbone à horizon 2050, avec pour objectif de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de six fois par rapport à 1990. Un défi colossal, impliquant chaque secteur de l'économie, du transport à l'industrie en passant par le résidentiel et le tertiaire.

Au cœur de cette bataille environnementale se trouve la Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC), une stratégie ambitieuse visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre en France. Et parmi les secteurs clés visés par cette stratégie, le bâtiment et les travaux publics occupent une place de premier plan.

Mais quelle est la véritable empreinte carbone de ce mastodonte du secteur de la construction ? Et surtout, quelles sont les solutions à portée de main pour décarboner cette industrie cruciale ?

Dans cet article, découvrez ce qu’implique l’empreinte carbone du secteur du bâtiment et des travaux publics en France, ainsi que les chiffres clés et actions aussi ambitieuses qu'indispensables à mener.

Quelle est l'empreinte carbone du bâtiment en France ?

Définition de l'empreinte carbone 

L'empreinte carbone d'un bâtiment, qu'il soit résidentiel ou tertiaire, se définit comme la mesure précise et complète des émissions de gaz à effet de serre tout au long de son cycle de vie. 

Elle prend en compte non seulement les émissions directes liées à l'utilisation d'énergie dans le bâtiment, mais également les émissions indirectes provenant de l'extraction des matériaux de construction, de leur fabrication, du transport, ainsi que de la gestion des déchets et de la fin de vie du bâtiment.

Comment effectuer la comptabilité carbone de votre entreprise de construction/BTP ?

L’évaluation de l’empreinte carbone du bâtiment et des travaux publics est souvent réalisée à travers des outils tels que le bilan carbone  de l'Agence de la transition écologique (ADEME), qui englobe les différentes phases, de la conception à la démolition en passant par la construction et l'exploitation.

Plusieurs autres méthodes sont possibles : 

  • BEGES, le bilan de gaz à effet de serre (GES) également mis en place par l’ADEME, réglementaire et obligatoire en entreprise ;
  • le GHG Protocol ;
  • l’ISO 14064.

À noter que les audits des consultants indépendants et les SaaS se fondent sur les méthodologies Bilan Carbone ou GHG Protocol pour mener la comptabilité carbone de votre entreprise.

Rappelons que la réalisation d'un bilan carbone réglementaire, portant sur les scopes 1, 2 et 3, est obligatoire pour les entreprises de plus de 500 salariés (250 à partir de 2025).

Le bilan carbone du bâtiment/BTP et construction en France

Le secteur du bâtiment dans son ensemble représente 23 % des émissions nationales d’après les chiffres de l’ADEME. Selon l'Insee, en 2021, le bâtiment et la construction sont le 3e poste des millions de gaz à effet de serre (GES) émis en France, soit une émission de 43,8 million de tonnes éq. CO2. À l'échelle d'un chantier, l'empreinte carbone est estimée entre 850 et 1000 kg de CO2e par m² (soit un vol aller/retour Paris-New-York par passager, par mètre carré construit). 

Pourquoi le secteur du bâtiment est-il fortement émetteur de gaz à effet de serre ?

La somme de nombreux facteurs fait du secteur du bâtiment un contributeur important aux émissions de gaz à effet de serre.

Tout d'abord,  il convient de souligner que les émissions de gaz à effet de serre ne se limitent pas à la phase d’utilisation, mais s'étendent à l'ensemble du cycle de vie du bâtiment, de la construction à la sa destruction, en passant par son exploitation quotidienne.

Les matériaux de construction (béton, acier, ciment, etc.)  jouent ainsi un rôle prépondérant. Leur production, souvent énergivore et émettrice de CO2 parce que très dépendante aux énergies fossiles, contribue significativement à l'empreinte carbone du secteur du bâtiment et aggrave son impact environnemental.

Une autre dimension à ne pas négliger est l'utilisation de l'eau, notamment pour le malaxage du béton ou le refroidissement des machines sur les chantiers. 

Par ailleurs, les déchets engendrés par la construction et la déconstruction des bâtiments peuvent générer de la pollution (terres excavées polluées, amiante...), de la pollution visuelle (déchets sauvages), etc. Il est toutefois possible de limiter les émissions en optimisant le processus de gestion des déchets, en favorisant par exemple le réemploi : ceci permet de produire moins de nouveaux matériaux, et par conséquent, d’utiliser moins de ressources naturelles. Indirectement, on réduit les émissions de GES.

De plus, le transport et la logistique liés à l'approvisionnement en matériaux et aux déplacements des travailleurs sur les chantiers ajoutent aussi leur lot d'émissions.

Enfin, la consommation d'énergie à l’usage du bâtiment fini, que ce soit pour le chauffage, la climatisation ou l'éclairage, représente une part importante des émissions, surtout lorsque cette énergie provient de sources fossiles.

 

Cycle de vie du bâtiment
Cycle de vie du bâtiment - source : XPair

 

Comment réduire les émissions CO2 liées au BTP/bâtiments en France et participer à l’objectif de neutralité carbone ?

En France, le secteur du bâtiment est un acteur majeur dans la consommation d’énergie et les émissions de CO2. La France s’est engagée dans une trajectoire de neutralité carbone d’ici 2050, en vertu de l’Accord de Paris.

Pour atteindre ces objectifs, il est essentiel de mettre en œuvre des politiques et des pratiques visant à améliorer la performance énergétique des bâtiments existants et à établir des normes plus strictes pour les constructions neuves. Cela comprend la rénovation énergétique des bâtiments, le développement de matériaux de construction à faible empreinte carbone ou l’intégration des énergies renouvelables dans la conception des bâtiments. En mettant en œuvre ces stratégies, il est possible de contribuer significativement à la réduction des émissions de CO2 dans le secteur du bâtiment et de s’aligner sur les objectifs de neutralité carbone de la France.

Utiliser des matériaux durables et bas carbone dans la construction

Pour limiter l'empreinte carbone du bâtiment, il est nécessaire d’élaborer une stratégie de réduction des émissions dès la conception, notamment grâce à l'intégration de matériaux bas carbone dans les constructions. On citera par exemple les matériaux biosourcés (boischanvre, paille), les matériaux réutilisés ou recyclés

 

Il est intéressant de savoir que des plateformes facilitent la mise en relation des acteurs du BTP pour donner une seconde vie aux matériaux, et que des procédés innovants de recyclage permettent la production de matériaux intéressants pour le BTP.

Enfin, l’usage du béton ou du ciment bas carbone, moins dépendant du charbon, du fioul ou du coke de pétrole dans la fabrication grâce aux énergies renouvelables et à des processus chimiques moins émetteurs, est une innovation majeure pour décarboner le bâtiment.

À noter que proposer des « maisons-conteneurs » et des types de constructions alternatives (tiny houses ou des « petites maisons » en bois) sont aussi des solutions à proposer pour réduire les émissions de carbone du secteur.

Pour vous orienter vers les bons matériaux, soyez attentifs à la Fiche de déclaration environnementale et sanitaire (FDES), pour les produits de la construction et de décoration, et aux profils environnementaux produits (PEP) des équipements. Ces fiches, réalisées par les producteurs de matériaux, détaillent tous les impacts de leurs produits et ont tendance à se multiplier avec la mise en place de la réglementation environnementale RE2020. 

Si vous êtes producteur de matériaux, pensez à réaliser un Diag Eco conception avant de proposer une FDES, de manière à écoconcevoir vos produits !

Éco-conception dans la construction de bâtiments

L'éco-conception permet de construire des bâtiments plus écologiques tout au long de leur cycle de vie, c'est-à-dire de leur construction à leur recyclage ou à leur réutilisation, est une des pistes à privilégier pour réduire les émissions de carbone du secteur dans son ensemble. Il s’agit, par exemple, de rationaliser l’utilisation des produits et des équipements neufs, de concevoir des bâtiments pouvant être facilement adaptés ou rénovés (en évitant la démolition), de penser à la déconstruction et au recyclage ainsi qu’à la réutilisation des matériaux utilisés, et ce dès la conception. Partie intégrante d’une stratégie RSE, l’éco-conception permet de limiter les déchets et de réduire la consommation des ressources dans la construction de bâtiments. En adoptant une approche d’éco-conception, vous contribuez à la construction de bâtiments plus durables et à la réduction de l'impact environnemental sur l'ensemble du cycle de vie des bâtiments. 

Rénovation des bâtiments existants 

La rénovation des bâtiments existants est essentielle pour réduire l’empreinte carbone, notamment en France où le parc immobilier est ancien et souvent énergivore. La réduction des émissions passe également par l’application des concepts de sobriété matérielle ou de frugalité au secteur du BTP. Conserver au maximum l'existant dans le cas d'une rénovation et privilégier la rénovation à la construction neuve sont deux directions à prendre pour réduire l’impact carbone des bâtiments.

Diminuer les émissions carbone issues des chantiers : transport, logistique et déchets

Durant la phase du chantier, les émissions peuvent elle aussi être maîtrisées en adoptant certaines mesures : 

  • l'utilisation d'engins de chantier décarbonés, si possible électriques ; 
  • la réduction de la quantité de déchets par une fine évaluation des ressources nécessaires ;
  • la  valorisation des déchets inévitables (alors que la réglementation européenne fixait à 70 % la part des déchets de chantier devant être valorisés, cette dernière n’est en réalité que de l’ordre de 50%) ; 
  • l’optimisation du transport et de l'acheminement des matières premières et des équipements en essayant de mutualiser ce poste avec plusieurs chantiers et en privilégiant l'approvisionnement de proximité ; 
  • l’optimisation des déplacements des ouvriers et la décarbonation de ces derniers en proposant des alternatives aux déplacements en véhicules thermiques.

Quelles réglementations pour encadrer les émissions carbone des entreprises du bâtiment et des bâtiments eux-mêmes ?

Les objectifs de la Stratégie Nationale Bas Carbone pour le bâtiment

Au cœur de la lutte contre le réchauffement climatique, la Stratégie Nationale Bas Carbone pour le secteur du bâtiment s'érige en un pilier essentiel de la transition énergétique. Avec pour objectif d’un parc immobilier à émission nulles d'ici à 2050, cette stratégie ambitionne une transformation radicale du secteur. Cette ambition se traduit par une série de mesures visant à accroître considérablement l'efficacité énergétique des bâtiments, ainsi que par l'adoption généralisée de technologies à faible émission de carbone, voire à émission nulle.

La loi climat résilience de 2021 a quant à elle imposé aux acteurs de la filière du bâtiment de réfléchir et de proposer une feuille de route pour la décarbonation du secteur. Cette dernière a été publiée en 2023 pour le bâtiment, venant compléter le travail entamé en 2022 par le Secrétariat général à la planification écologique (SGPE).

La RE 2020

Alors que le label Bâtiment Basse Consommation (BBC) avait préfiguré la TE 2012, le label E+C- (Bâtiments à énergie positive, BEPOS) a largement contribué à fixer les exigences de qualité environnementale et d'efficacité énergétique de la RE 2020.

La RE 2020, ou Réglementation Environnementale 2020, marque une étape décisive dans la transition vers des bâtiments plus durables et économes en énergie en France. Son principal objectif est d'imposer un niveau de performance énergétique dit "à énergie quasi nulle" pour tous les nouveaux bâtiments. Pour atteindre cet objectif ambitieux, une série de mesures doivent être mises en place. Tout d'abord, l'utilisation d'énergies renouvelables pour le chauffage, le refroidissement et la production d'eau chaude est encouragée, permettant ainsi de réduire la dépendance aux énergies fossiles. 

Ensuite, l'amélioration de la performance énergétique de l'enveloppe du bâtiment, notamment par une meilleure isolation et une étanchéité à l'air renforcée, est essentielle pour limiter les pertes de chaleur. De plus, l'adoption de systèmes de chauffage, de ventilation et de climatisation (CVC) plus efficaces ainsi que l'utilisation d'un éclairage à LED ou d'autres systèmes lumineux à haute efficacité sont encouragées.

Enfin, il faut savoir que les seuils de la RE 2020 évoluent dans le temps. Il est en effet prévu que ces derniers soient régulièrement actualisés et renforcés jusqu’en 2030. Et pour préparer l’après 2030, l’initiative Cap 2030 invite « les acteurs volontaires à aller au-delà de la RE2020, en cohérence avec les objectifs nationaux à moyen et long terme ». Cette nouvelle dynamique collective vertueuse, débutée en 2023, vise notamment à « élargir l’actuel champ réglementaire de la RE2020 à d’autres aspects environnementaux ». (https://www.planbatimentdurable.developpement-durable.gouv.fr/presentation-generale-a1641.html)

Le décret tertiaire

Le décret tertiaire, promulgué en 2019, incite non seulement à une conception et une construction plus durables mais il encourage également une utilisation plus efficace de l'énergie dans le secteur tertiaire, contribuant ainsi de manière significative aux efforts de lutte contre le changement climatique. Cet ensemble de mesures concerne notamment les bâtiments d’une surface supérieure ou égale à 1 000 m² dédiés exclusivement à une activité tertiaire.

Son objectif premier est de garantir une transition vers des structures plus économes en énergie, dont les performances énergétiques sont optimisées, particulièrement dans les secteurs des bureaux, des commerces, des hôtels, et autres établissements similaires. Le décret impose la réduction progressive des consommations d’énergie finale de l’ensemble du parc tertiaire : au moins -40 % en 2030, -50 % en 2040, -60 % en 2050 (par rapport à 2010). Il rend également obligatoire un reporting annuel des progrès accomplis en termes d’économie d’énergie sur la plateforme OPERAT.

Enfin, d'ici à 2030, la réglementation exige que tous les nouveaux bâtiments tertiaires atteignent le statut d'"énergie quasi nulle", marquant ainsi une avancée majeure vers une réduction drastique de l'empreinte carbone de ces structures.

Le label Bâtiment Basse Consommation (BBC)

Le label Bâtiment Basse Consommation (BBC) représente un standard de référence en matière de performance énergétique et environnementale des bâtiments. Certifié par des critères qui ont préfiguré les exigences de la RT2012, ce label atteste d'une consommation énergétique minimale pour le chauffage, la climatisation, l'eau chaude sanitaire et l'éclairage. Deux catégories de conditions définissent l'obtention du label BBC, selon que le logement soit neuf ou existant. Pour les constructions neuves, le seuil de consommation énergétique ne doit pas excéder 50 kWh équivalent pétrole par mètre carré par an. Quant aux logements déjà existants, ils doivent présenter une consommation énergétique inférieure à 50 % de la consommation conventionnelle, avec un objectif fixé à 80 kWh équivalent pétrole par mètre carré par an.

Ce label constitue une véritable garantie de qualité environnementale et d'efficacité énergétique pour les bâtiments qui en bénéficient. Il incite les acteurs de la construction et les propriétaires à adopter des pratiques éco-responsables, contribuant ainsi activement à la réduction des émissions de gaz à effet de serre et à la lutte contre le changement climatique.

Le label Chantier Zéro Carbone

Le label Chantier Zéro Carbone émerge comme un outil de certification volontaire essentiel dans l'évaluation et la réduction de l'empreinte carbone des projets de construction. Initié par l'association ARQE, ce label incarne un engagement concret en faveur de la lutte contre le changement climatique dans le secteur de la construction.

En complément du label Chantier Zéro Carbone, d'autres certifications volontaires existent pour évaluer et promouvoir la performance environnementale des bâtiments. Parmi celles-ci, on compte le label BBCA, qui met l'accent sur les bâtiments résidentiels neufs, le label label BEPOS en faveur des Bâtiment à énergie positive, le label bâtiment biosourcé, le label THQE – Très Haute Qualité Environnementale, etc. Ces labels, en encourageant les pratiques de construction respectueuses de l'environnement et en valorisant les projets à faible empreinte carbone, contribuent activement à la transition vers un secteur du bâtiment plus durable et plus responsable sur le plan climatique..

Les solutions pour réduire l'empreinte carbone des bâtiments tertiaires dans les entreprises du BTP

La décarbonation du secteur du bâtiment passe également par la réduction de l'empreinte carbone des bâtiments tertiaires des entreprises du BTP, c'est-à-dire leurs bâtiments de bureaux où se tiennent leurs activités administratives, commerciales et d’études. Rappelons que ces bâtiments peuvent être soumis à l'obligation du décret tertiaire ainsi qu’au décret BACS, introduisant des obligations d’installation de systèmes « building automation and control system » ou « systèmes d’automatisation et de contrôle des bâtiments ». Ces derniers permettent de piloter les installations techniques du bâtiment et peuvent contribuer à un gain rapide d’énergie à un coût raisonnable.

Pour cela, les actions sont nombreuses : 

  • la réduction des consommations d'énergie avec une rénovation de l’isolation ; 
  • l’installation de systèmes de ventilation efficaces qui éliminent le CO2 tout en conservant la chaleur ou la fraîcheur intérieure ;
  • l’utilisation d’éclairages intelligents à LED avec des systèmes de pilotage pour optimiser la consommation d’énergie ;
  • respecter des normes strictes de performance énergétique et utiliser des dispositifs tels que les pompes à chaleur et les réseaux de chaleur pour diminuer la consommation d’énergie ;
  • l'application de principes de sobriété énergétique : une meilleure gestion du chauffage, de la climatisation, de la production d’eau chaude, de l'éclairage ; 
  • une  attention portée à la pollution numérique
  • une réduction de l'empreinte carbone des transports de l'entreprise ;
  • l’intégration des énergies renouvelables dans les bâtiments, telles que des panneaux solaires pour produire de l’électricité (notamment via l'obligation de solariser les parkings, obligatoire depuis la loi APER de 2023 pour les aires de stationnement de plus de 1 500 m², sur au moins 50 % de la superficie des parcs), des systèmes géothermiques et éoliens pour le chauffage et la climatisation et récupérer la chaleur fatale.

En mettant en œuvre ces solutions, les entreprises du BTP peuvent contribuer significativement à la réduction de l’empreinte carbone des bâtiments tertiaires et s’aligner sur les objectifs de transition écologique de la France.

Article validé par Leopold MOENECLAEY, Direction Climat, Bpifrance

SOURCES :

Construction et performance environnementale du bâtiment | Ministère de la Transition Écologique et de la Cohésion des Territoires

Émissions de gaz à effet de serre par activité | Insee 

Limiter son empreinte carbone dans le secteur de la construction - XPair 

Énergie dans les bâtiments | Ministère de la Transition Écologique et de la Cohésion des Territoires - ecologie.gouv.fr