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Efficacité énergétique : définition, enjeux et avantages en entreprise

  • Temps de lecture: 10 - 11 min
Efficacité énergétique
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Performance, sobriété et efficacité : la consommation énergétique fait l’objet de nombreuses mesures, et pour cause. La consommation d’énergie est un des facteurs principaux du réchauffement climatique, et il est désormais essentiel pour les entreprises d’agir afin de réduire leur impact et construire un futur plus vert.

En entreprise, la consommation énergétique atteint rapidement des sommets. Pour limiter l’impact sur la planète et lutter contre le réchauffement climatique, les entreprises sont encouragées à mettre en place une stratégie d’efficacité énergétique. Le but ? Consommer moins, mais mieux, sans que cela n’affecte le confort des employés ou l’efficacité de la production liés à l’énergie. 

À l’échelle européenne et française, l’efficacité énergétique est désormais une préoccupation importante pour permettre aux différents secteurs, et donc aux entreprises, d’effectuer leur transition vers un mode de consommation plus responsable. Quels sont les enjeux de l’efficacité énergétique et les directives actuellement en place ? Comment adopter une stratégie d’efficacité énergétique en entreprise ? Big média vous éclaire sur cet élément clé d’un futur plus durable.

Qu’est-ce que l’efficacité énergétique ?

L’efficacité énergétique concerne aussi bien le secteur primaire (agriculture, pêche, gisements…) que le tertiaire et l’industrie. Si leur impact environnemental est très différent, ils constituent tous un élément clé de la lutte contre le réchauffement climatique et de la politique nationale de transition énergétique.

 

Intensité Energétique
Source : statistiques.developpement-durable.gouv.fr

 

L’intensité énergétique désigne la consommation finale à usage énergétique par unité de PIB. D’après ces données gouvernementales, elle a diminué de 3,9% en 2022. En parallèle, la consommation primaire d’énergie a diminué de 9,8% la même année. Ces baisses sur le long terme sont le résultat de la mise à l’arrêt de réacteurs nucléaires sur le sol français et d’une meilleure gestion de la consommation énergétique.

Dans le secteur tertiaire, le bâtiment est particulièrement énergivore : il est le premier consommateur d’énergie au niveau national (44%), et les établissements résidentiels et tertiaires représentent 14% des émissions de gaz à effet de serre de la France. Le secteur industriel représente quant à lui 20% du total des émissions de GES du territoire national.

Rendre ces secteurs moins énergivores tout en maintenant le même niveau de confort pour les collaborateurs et le même rythme de production est un défi de taille qui s’articule autour de l’efficacité énergétique, et de rénovations en profondeur sur l’ensemble du territoire.

Évolution de l’intensité énergétique en France par secteur d'activité

Evolution des intensités énergétiques
Source : statistiques.developpement-durable.gouv.fr

 

L’intensité énergétique a diminué dans la plupart des secteurs au cours des 20 dernières années : -28% dans l’industrie et -26% pour le secteur résidentiel. Cette diminution progressive s’explique par la mise en place de procédés industriels moins énergivores, un effort généralisé de rénovation énergétique des logements, et plus largement par une stratégie d’amélioration continue de l’efficacité énergétique au niveau national. 

Définition de l’efficacité énergétique

L’efficacité énergétique (aussi appelée « efficience énergétique ») désigne le rapport ou l’équilibre entre la quantité d’énergie consommée et la quantité d’énergie fournie. Il s’agit d’optimiser la dépense énergétique sans réduire la qualité du service fourni ou du produit fabriqué. L’efficacité énergétique se divise en deux catégories.

  • Passive : elle concerne l’isolation, la ventilation, les équipements de chauffage ou de refroidissement d’un bâtiment. 
  • Active : elle se rapporte à la régulation de l’énergie, aux solutions domotiques et à la Gestion Technique du Bâtiment (GTB).

Mais comment mesurer précisément l’efficacité énergétique ? Cumulées, les efficacités énergétiques passive et active constituent la performance énergétique globale du bâtiment ou de l’équipement. L’efficacité énergétique se mesure de manière absolue (en ne tenant compte que du paramètre de consommation, en kWh ou m³ par exemple) ou relative (le paramètre de consommation est ramené à un autre paramètre, comme la superficie ou les conditions climatiques, pour plus de précision). Cette efficacité énergétique est exprimée par le coefficient de performance (COP) pour la chaleur ou le coefficient d’efficacité énergétique (EER) pour les équipements de production de froid.

Qu'est-ce que l'efficacité énergétique saisonnière (ETAS) ?

L’efficacité énergétique saisonnière (ETAS) a été mise en place en 2015. Il s’agit de la performance théorique d’un appareil (pompe à chaleur, chaudière…) sur une année ou un cycle de chauffe. Elle concerne les équipements qui fonctionnent au gaz, fioul, bois ou à l’énergie solaire. 

Elle est calculée à partir de la moyenne de rendement d’un appareil de chauffage et est exprimée en % (une chaudière doit avoir une ETAS supérieur à 92% pour être considérée comme Très Haute Performance Energétique). Les fabricants sont dans l’obligation de faire figurer l’ETAS dans les documents techniques de l’appareil. 

Quels sont les enjeux de l’efficacité énergétique ?

Consommer mieux en consommant moins est la ligne directrice de l’efficacité énergétique, mais celle-ci regroupe des enjeux divers autour de la consommation et de la maîtrise de l’énergie :

  • enjeux sociaux : sensibiliser au niveau individuel et collectif à une utilisation plus responsable des ressources énergétiques afin d’éviter la surconsommation ;
  • enjeux économiques : faire des économies en diminuant sa dépendance énergétique, grâce à l’innovation et aux énergies renouvelables, pour améliorer le pouvoir d’achat des ménages et la compétitivité des entreprises au niveau national ;
  • enjeux environnementaux : réduire les émissions de gaz à effet de serre de la France et des secteurs les plus énergivores, développer le recours aux énergies durables et renouvelables pour se détacher des énergies fossiles ;
  • enjeux réglementaires : suivre les directives européennes et mettre en œuvre les mesures nationales dans l’industrie, le transport ou l’amélioration énergétique du secteur tertiaire, afin de contribuer aux objectifs de neutralité carbone

L’efficacité énergétique est un enjeu majeur pour tous les secteurs, qu’il s’agisse de l’industrie, du secteur tertiaire, des transports ou des ménages. La mise en place de stratégies d’efficacité énergétique permet de réduire l’impact de la consommation énergétique sur l’environnement et d’anticiper les futures réglementations concernant la maîtrise de l’énergie, qui sont amenées à évoluer dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique.

 

Bon à savoir - Quelle différence entre efficacité, sobriété et performance énergétique ?
La sobriété énergétique consiste à réduire la consommation et le gaspillage d’énergie via une  modération de l’utilisation des ressources, une modification des comportements et en donnant la priorité aux usages essentiels.
La performance énergétique concerne la quantité d’énergie consommée par un bâtiment pour garantir un niveau de confort et porte sur la consommation énergétique annuelle.
L’efficacité énergétique a pour but d’optimiser la consommation pour satisfaire les mêmes besoins énergétiques grâce à des solutions techniques et logistiques. 

 

Le cadre législatif de l’efficacité énergétique

L’efficacité énergétique fait partie intégrante de la lutte contre le réchauffement climatique et de la transition énergétique. Au niveau européen ou sur le territoire français, des mesures ont été mises en place pour guider les entreprises des différents secteurs dans l’application de l’efficacité énergétique.

Les directives européennes sur l’efficacité énergétique

En 2012, une première directive fixe des objectifs nationaux, et un objectif de réduction de la consommation d’énergie à 20% dans l’Union européenne. Cette directive a été révisée en 2018 et a établi une nouvelle ambition : réduire la consommation d’énergie primaire et finale à 32,5% d’ici 2030. Pour les Etats membres, cela impose une réduction annuelle de 4,4% et l’établissement de plans nationaux et de rapports de contrôle tous les deux ans.

Dans l’UE en 2019, l’industrie est le 2e plus grand consommateur d’énergie (26%). En 2021, l’ajustement à l’objectif 55 (Fit for 55) a mené à une révision des ambitions climatiques. L’UE déclare la primauté de l’efficacité énergétique qui « impose aux pays de l’Union de veiller à ce que les solutions en matière d’efficacité énergétique soient prises en compte lors de la planification, de l’élaboration des politiques et des investissements, tant dans le secteur énergétique que dans le secteur non énergétique ». Cela s’accompagne d’un nouvel objectif contraignant de réduction annuelle d’au moins 9% d’ici 2030 (révisée à 13% en mai 2022 dans le cadre du plan REPowerEU). Les exigences pour les bâtiments publics incluent une obligation de réduction de la consommation d’énergie annuelle de 1,7% et une rénovation d’au moins 3% des bâtiments administratifs publics. 

Une nouvelle directive sur l’efficacité énergétique voit le jour en 2023, et porte la réduction de la consommation d’énergie primaire et finale pour l’UE à 11,7% d’ici 2030. Cette directive prévoit également un objectif contraignant d’efficacité énergétique de 1,5% sur l’ensemble des ventes annuelles d’énergie. Dans le même temps, l’UE a imposé une stratégie de rénovation de long terme pour les bâtiments.

L’efficacité énergétique dans la loi française

En France, la loi sur la transition énergétique pour la croissance verte de 2015 reprend les objectifs énoncés en 2013 avec les missions suivantes : 

  • réduire la consommation d’énergies fossiles de 30% d’ici 2030 ;
  • réduire la consommation d’énergie finale de 20% d’ici 2030 et de 50% à l’horizon 2050.

La Programmation Pluriannuelle de l'Énergie (PPE) fixe également des orientations pour permettre d’atteindre ces objectifs. Les actions d’efficacité énergétique au niveau national incluent la rénovation énergétique des bâtiments résidentiels et tertiaires. Depuis 2020, la réglementation environnementale 2020 (RE2020) impose des critères de réduction des émissions de GES et de la consommation d’énergie primaire pour les bâtiments résidentiels et tertiaires neufs.

La stratégie d’efficacité énergétique dans l’industrie a pour mission de décarboner le secteur, en divisant par deux les émissions industrielles françaises dans les dix prochaines années. Pour guider la politique climatique, l'État français a mis en place une stratégie nationale bas carbone (SNBC), qui soutient le développement de l’hydrogène vert, de la biomasse et des technologies de capture et stockage de carbone – autant d’innovations en faveur de l’efficacité énergétique industrielle.

 

Bon à savoir - Le décret tertiaire et le décret BACS
Il s’agit de deux décrets en faveur de l’efficacité énergétique dans le secteur du bâtiment.
Le décret tertiaire impose aux entreprises de diminuer la consommation d’énergie dans les bâtiments du secteur tertiaire de plus de 1000 m2, avec des objectifs échelonnés (-40% en 2030, -50% en 2040 et -60% en 2050).
Le décret BACS est une norme qui impose l’installation de systèmes d’automation et de contrôle des bâtiments d’ici le janvier 2025, afin de suivre et d’analyser les données de consommation énergétique d’un bâtiment et d’identifier les problèmes éventuels ou la surconsommation.

 

Les avantages de l’efficacité énergétique en entreprise

Quels sont les enjeux de l’efficacité énergétique en entreprise, et quels avantages en tirer ? Au sein de votre organisation, l’adoption d’une stratégie d’efficacité énergétique a de nombreux bénéfices : économies, compétitivité, meilleure réputation… Consommer moins et mieux est bon pour la planète, mais aussi pour votre entreprise.

Booster sa compétitivité et son image de marque

À l’heure de la lutte contre le réchauffement climatique, investisseurs et consommateurs sont de plus en plus sensibles à l’engagement écologique et énergétique des entreprises. Mettre en place un programme d’efficacité énergétique garantit d’attirer de nouveaux partenaires, en montrant votre engagement dans la réduction de vos émissions de GES et de votre consommation énergétique. 

L’efficacité énergétique s’inscrit également dans votre démarche RSE (responsabilité sociétale et environnementale des entreprises). L’adoption d’un plan évolutif centré sur la durabilité et l’optimisation de votre consommation énergétique augmente la fidélisation de vos clients et devient une valeur ajoutée au produit ou au service que vous proposez. 

Ce gain d’attractivité est également un avantage face à la concurrence, et consommer moins présente un réel intérêt pour votre marque employeur, en plus de vous permettre de faire des économies et d’agir pour l’environnement.  

Réduire son empreinte carbone et ses coûts

En plus d’améliorer votre réputation, un plan d’efficacité énergétique vous permet de réaliser des économies de plusieurs manières, et de réduire votre empreinte carbone. L’optimisation de la consommation énergétique de votre entreprise vous permet de diminuer  les coûts à diverses échelles : baisse des frais d’entretien et des factures (grâce aux énergies renouvelables ou à l’autoconsommation), réduction de la dépendance aux prix du marché… Cette diminution globale des coûts liés à l’énergie vous permet également de proposer des tarifs plus avantageux, et vous offre un atout significatif sur le marché. 

L’efficacité énergétique est également le meilleur moyen de réduire votre empreinte carbone, grâce aux énergies durables et à l’installation d’équipements moins énergivores. Cela améliore les résultats de votre Bilan Carbone ou bilan GES, et permet à votre entreprise d’anticiper les réglementations en matière d’économie d’énergie. Ces réductions – de l’empreinte carbone et de la consommation énergétique – mettent également votre entreprise sur le droit chemin pour contribuer aux objectifs de neutralité carbone.

Les étapes pour mettre en place et améliorer l’efficacité énergétique en entreprise

Vous savez désormais tout sur l’efficacité énergétique. Mais comment s’applique-t-elle en entreprise ? Effectuer un audit, appliquer les réglementations légales, mettre en œuvre un système de management dédié… autant d’étapes pour réduire votre consommation énergétique, faire du bien à la planète, à votre portefeuille et à votre réputation.

L’audit ou le bilan énergétique

L’audit énergétique permet de définir le cadre d’action d’une stratégie d’efficacité énergétique, en identifiant les postes les plus énergivores et les gisements d’économies d’énergie dans l’entreprise. Il est obligatoire pour toutes les grandes entreprises de plus de 250 salariés ou qui réalisent un chiffre d’affaires de +50 M€, ou un total de bilan de +43 M€, d’après le code de l’énergie.

La méthode de l’audit énergétique est fixée par les normes européennes (EN 16247) et comporte plusieurs étapes : 

  • définition des objectifs de réduction de la consommation énergétique ;
  • établissement du périmètre de l’audit ; 
  • recueil des données de consommation d’énergies ; 
  • analyse des données ;
  • rapport et restitution des résultats finaux. 

L’audit énergétique doit couvrir au moins 80% des factures énergétiques de l’entreprise et peut être fait par échantillonnage si cela est pertinent quant à l’utilisation des bâtiments pour les activités de l’entreprise.

Pour les entreprises qui ne sont pas concernées par cet audit obligatoire, il existe un bilan énergétique qui permet d’établir des solutions de suivi de la consommation en temps réel, pour optimiser l’utilisation des énergies et la réduire là où cela est possible et nécessaire, tout en gardant le même niveau de performance.

 

Bon à savoir - Des professionnels au service de l’efficacité énergétique 
Pour accompagner votre entreprise dans la mise en place d’un projet d’efficacité énergétique, il est essentiel de faire appel à des professionnels qualifiés. L’audit énergétique peut être réalisé par un bureau d’études ou un consultant en efficacité énergétique afin d’évaluer vos performances et d’identifier le meilleur plan d’action. Vous pouvez également engager un responsable efficacité énergétique afin de superviser la mise en œuvre des solutions choisies.

 

Définir un plan d’action d’efficacité énergétique

Une fois le bilan ou l’audit énergétique réalisé, il faut passer à l’action. Les résultats obtenus mettent en évidence les postes d’émissions les plus émetteurs et permettent de définir un projet d’efficacité énergétique adapté aux activités de votre entreprise afin de maintenir les mêmes performances.

Ce plan passe par exemple par le développement de solutions techniques pouvant améliorer l’efficacité énergétique et optimiser les dépenses : 

  • investir dans des appareils moins énergivores, comme des chaudières à très haute performance énergétique (THPE) ou des pompes à chaleur ;
  • installer des technologies d’énergies renouvelables (panneaux photovoltaïques, éoliennes) ou choisir un fournisseur d’énergie verte ;
  • baisser le chauffage et éteindre les éclairage des bâtiments ou espaces en période de baisse d’activité ou d’inactivité totale ;
  • mettre en place des systèmes de pilotage de régulation énergétique.

Pour mettre en place ces solutions et les adapter à vos besoins, votre entreprise peut faire appel à un ingénieur en efficacité énergétique, qui saura aiguiller votre projet de rénovation ou d’installation d’équipements. Par la suite, la maintenance et le suivi de votre consommation peut passer par un technicien en efficacité énergétique. Recourir à des professionnels assure la mise en place de solutions techniques adaptées aux réglementations et cohérentes avec vos besoins et vos moyens.

La rénovation énergétique

La rénovation énergétique est imposée par le décret tertiaire entré en vigueur en 2019 dans le cadre de la loi ELAN. Elle concerne les bâtiments tertiaires de +1000 m2 et établit un échéancier d’objectifs de réduction de leur consommation énergétique : -40% en 2030, -50% en 2040 et -60% en 2050.

Pour les bâtiments d’entreprise, la loi climat et résilience de 2021 impose l’installation de panneaux solaires photovoltaïques sur les infrastructures de +1000 m2, afin de développer l’utilisation des énergies renouvelables. Cela s’inscrit dans la stratégie de l’efficacité énergétique, de même que l’obligation, d’ici 2027, d’installer des panneaux solaires sur 50% de la toiture des bâtiments non résidentiels neufs ou rénovés.

Ces mesures ont des impacts directs sur la consommation énergétique du secteur tertiaire, et favorisent le développement d’infrastructures neuves déjà inscrites dans une logique d’efficacité énergétique.

Concernant l’industrie, cette efficacité énergétique se traduit par l’isolation et la rénovation des bâtiments industriels. Il est également recommandé de mettre en place des procédés de récupération de la chaleur fatale générée par les systèmes de production : ces solutions innovantes rassemblent efficacité énergétique et circularité, afin de verdir le secteur industriel sans affecter ses performances et son rendement.

Les aides pour l’efficacité énergétique

Mettre en œuvre ces solutions d’efficacité énergétique peut s’avérer coûteux pour les entreprises. Certaines aides existent pour financer l’installation d’équipements à même de réduire la consommation énergétique. 

Les certificats d’économie d’énergie (CEE) permettent de financer des travaux d’amélioration de l’efficacité énergétique et attestent qu’ils ont été réalisés. Dans le cadre des CEE, une prime énergie a été créée : elle est proposée par les fournisseurs de gaz et d’électricité pour financer les travaux de rénovation ; 

Le fonds chaleur de l’ADEME permet de financer des solutions de production de chaleur et de froid, à partir d’énergies renouvelables ou de récupération énergétique. Le fonds s’obtient selon des critères d’éligibilité par filière d’énergie renouvelable (biomasse, solaire thermique, géothermie, récupération de chaleur fatale) et en fonction du projet porté par l’entreprise ou la collectivité qui souhaite en bénéficier.

Les PME et TPE de moins de 20 salariés peuvent bénéficier du chèque efficacité énergétique selon certaines conditions : elles doivent être localisées en Île-de-France et avoir été créées au minimum un an avant d’effectuer la demande. Le but du chèque efficacité énergétique est de les soutenir dans leur transition énergétique grâce à une subvention pouvant atteindre jusqu’à 10 000 €. Cette aide financière permet aux petites entreprises franciliennes de financer la mise en oeuvre de leur plan d’efficacité énergétique de diverses manières : 

  • achat d’équipements de réduction de la consommation énergétique : pompes à chaleur, luminaires LED ou mousseurs réduisant la consommation d’eau ;
  • installation de systèmes de ventilation et de purification de l’air ;
  • développement de la mobilité durable en entreprise ;
  • gestion des déchets grâce à des contenants consignés, des bacs de tri ou des composteurs.

 

Sources : 
Efficacité énergétique, Parlement européen
La politique de l’énergie : principes généraux, Parlement européen
Action de la France pour l’efficacité énergétique, Ministère de la Transition Écologique
Rapport de la France en application de l’article 27 du règlement 2018/1999 sur la gouvernance de l’union de l’énergie et de l’action pour le climat, Ministère de la Transition Écologique
L’efficacité énergétique, un élément clé de la performance de l’industrie de demain, ADEME
Audit énergétique des grandes entreprises, Ministère de la Transition Écologique
Maîtriser la consommation énergétique des bâtiments tertiaires, Intercommunalités de France
Énergie dans les bâtiments, Ministère de la Transition Écologique
Les défis de la transition - Bâtiments, ADEME
FAQ Audit énergétique réglementaire, Association Technique Energie Environnement
Efficacité énergétique dans les entreprises, Cour des comptes européenne

Chèque efficacité énergétique, Région Île-de-France