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Neutralité carbone en entreprise : pourquoi et comment y contribuer ?

  • Temps de lecture: 11 - 12 min
  • 20 février 2024
Neutralité carbone en entreprise
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Et si les compteurs revenaient à zéro ? À l’heure de la transition énergétique, contribuer à la neutralité carbone est un enjeu de taille pour les entreprises souhaitant s’engager dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Net zéro, zéro émission, neutralité carbone… plusieurs appellations mais un seul objectif : celui de réduire nos émissions de gaz à effet de serre (GES). Ce concept a en effet pour but de répondre aux enjeux du changement climatique et de limiter le réchauffement de la planète en visant l’équilibre entre émissions de GES et capacité des écosystèmes à les absorber. Énergies fossiles, agriculture intensive, activités numériques… autant de facteurs qui émettent des GES en grande quantité et polluent l’atmosphère. Alors que l’urgence climatique est de plus en plus palpable, Etats et entreprises font de la neutralité carbone une nouvelle priorité. Définition, régulations et enjeux en entreprises : Big média vous dit tout.

Qu’est-ce que la neutralité carbone ?

D’après le Parlement européen, les émissions mondiales de CO2 ont atteint 37,8 gigatonnes en 2023. Les activités humaines, en particulier celles des entreprises, sont responsables d’une grande partie des émissions de GES : selon un rapport d’Oxfam France, les entreprises du CAC 40 produisent annuellement en moyenne 125 millions de tonnes de CO2eq (équivalent de dioxyde de carbone, unité permettant de décrire l'impact sur le réchauffement climatique d'autres gaz à effet de serre, comme le méthane et le protoxyde d'azote).

Alors que le réchauffement climatique est devenu une urgence planétaire, se diriger vers la neutralité carbone est essentiel. Mais qu’est-ce que la neutralité carbone, et qui concerne-t-elle exactement ?

Définition de la neutralité carbone

D’après la définition du Parlement européen, la neutralité carbone désigne « l’équilibre entre les émissions de carbone et l’absorption du carbone de l’atmosphère par les puits de carbone ». Il ne s’agit pas donc d’atteindre un niveau zéro d’émission mais de réduire les émissions de GES émises par les activités humaines (transport, industrie, agriculture…) jusqu’à atteindre le niveau de capacité naturelle des écosystèmes à les absorber.

Bon à savoir : Un terme encadré par la Loi Climat et Résilience
Pour lutter contre l’éco-blanchiment (greenwashing), la Loi Climat et Résilience (2022) encadre l’utilisation du terme “neutralité carbone” chez les annonceurs en établissant un cadre d’usage précis : réalisation annuelle d’un bilan d’émissions de GES, stratégie de réduction et compensation des émissions carbone et rapport annuel accessible sur un support diffusé auprès du public. Une entité (entreprise, collectivité…) doit accompagner sa communication de preuves de son engagement dans la réduction ou la compensation des émissions carbone.

Quelle est la répartition des émissions de CO2 par secteur d’activité en France et dans le monde ?

D’où proviennent les émissions de CO2 ? En 2019, un rapport de l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) montrait que la production électrique émettait 41% du total des émissions dans le monde, suivie par les transports (24%) et l’industrie en troisième place (19%). 

En France, une étude du Centre Interprofessionnel technique d’études de la pollution atmosphérique (Citepa) en 2021 a détaillé l’impact des différents secteurs : en 2019, 31% des émissions de GES proviennent du secteur des transports, 19% de l’agriculture et 19% de la manufacture et de la construction. Ces différences s’expliquent par les faibles émissions de GES du mix électrique en France.

ORIGINE DES EMISSIONS DE CO2 DUES ALA COMBUSTION D'ENERGIE

Les principaux gaz à effet de serre

La neutralité carbone a beau porter le nom d’un gaz (dioxyde de carbone), il s’applique en réalité à six GES, identifiés par le Protocole de Kyoto en 2005. Les réductions d’émissions concernent ainsi :

  • le dioxyde de carbone (CO2), provenant des énergies fossiles, de l’élevage, de la déforestation et l’agriculture ;
  • le méthane (CH4) : dû à l’élevage bovin, l’agriculture intensive et les feux de forêts ;
  • le protoxyde d’azote (N2O), émis par les engrais agricoles, les industries chimique et automobile ;
  • les halocarbures (HFC, PFC) venant de la réfrigération, la climatisation et les aérosols ;
  • l’hexafluorure de soufre (SF6), présent dans les transformateurs électriques.

Global Greenhouse Gas Emission by Gas
Source: IPCC (2014) et epa.gov

Les puits de carbone, c’est quoi ?

De quoi est composée une forêt ? D’arbres, plus ou moins jeunes, d’un sol (composé de minéraux, de matières organiques) et de bois mort : tout un écosystème qui émet du carbone, et le capte. C’est donc un puits de carbone : un système qui absorbe plus de carbone qu’il n’en émet. Les forêts sont un des exemples des puits de carbone naturels, qui incluent également les océans, les sols ou encore les marais. Grâce à leur biomasse, ces environnements sont en mesure d’absorber des quantités de carbone supérieurs à ce qu’ils émettent.

D’après le Parlement européen, ces puits naturels peuvent éliminer entre 9,5 et 11 Gt de CO2 annuellement. Toutefois, en 2022, les émissions annuelles de CO2 à l’échelle mondiale ont atteint 36,8 Gt (Citepa, 2023). Il est impératif de préserver ces puits et de favoriser leur développement. La déforestation et l’expansion des zones urbaines ou industrielles sont des menaces pour ces milieux, vulnérables au changement climatique et essentiels pour lutter contre ce dernier. En France, ces puits naturels captent environ 20% des émissions de GES annuelles (source : ADEME, 2022).

Il existe également des puits artificiels, qui sont des dispositifs technologiques mis en place pour assurer le “captage et stockage géologique du CO2” (ou CSC). Cette technique consiste à piéger le CO2 pour ensuite l’injecter dans des réservoirs géologiques étanches sous terre ou au fond des mers. Le recours à des puits artificiels apparaît de plus en plus nécessaire car les écosystèmes naturels ne sont pas en mesure de capter et stocker autant de CO2 que les activités humaines n’en émettent. Le développement de ces puits artificiels posent des questions sur leur durabilité et leur efficacité au long terme, par exemple lorsqu’ils sont situés en zone sismique et susceptibles d’être endommagés, ou dans l’éventualité d’une contamination des nappes phréatiques, si la structure n’est pas assez solide.

EVOLUTION DES EMISSIONS ET DES PUITS DE GES EN FRANCE
Source : Projet de loi énergie climat

Objectif 2050 : les enjeux de la neutralité carbone

En 2019, la concentration de CO2 dans l’atmosphère a atteint 410 ppm (partie par million, unité mesurant le nombre de molécules de polluant pour un million de molécules d’air), un record depuis 2 millions d'années, selon le rapport du GIEC en 2023. Le groupe d’experts y souligne notamment que « la décennie 2011-2020 [est] la plus chaude depuis environ 125 000 ans ».

Pour réduire les émissions carbone et ralentir le réchauffement de la planète, plusieurs stratégies ont été formalisées par des groupements de pays et organismes internationaux.

La neutralité carbone dans l’Accord de Paris

En 2015, la COP21 a réuni 196 parties et donné naissance à l’Accord de Paris, entré en vigueur en 2016. Cet accord repose sur trois piliers : limiter l’augmentation de la température à 1,5° au-dessus des niveaux préindustriels, renforcer les capacités de chaque pays à faire face aux changements climatiques, et adapter les flux financiers à ces objectifs en mobilisant 100 milliards de dollars annuellement.

L’article 4 concerne la neutralité carbone et établit que « les Parties cherchent à parvenir au plafonnement mondial des émissions de GES dans les meilleurs délais ». Chaque pays est ainsi responsable d’établir sa contribution au niveau national, selon son niveau de développement et ses capacités. L’accord prévoit des cycles de 5 ans d’action climatique à l’échelle de chaque pays. Un premier bilan global a eu lieu en 2023 à l’occasion de la COP28 à Dubaï. 

Bon à savoir - La stratégie nationale bas carbone (SNBC)
La SNBC définit la feuille de route de la France dans sa lutte contre le changement climatique et donne des pistes pour faire transitionner tous les secteurs vers une économie bas-carbone. Cette stratégie vise la neutralité carbone d’ici 2050, en accord avec les objectifs de l’Union européenne.

Le pacte vert européen, pour atteindre la neutralité carbone en 2050

En 2019, la Commission européenne a présenté le Pacte vert européen (ou green deal), avec pour objectif commun la neutralité carbone à l’horizon 2050

L’objectif Fit for 55 (ou “ajustement à l’objectif 55”) fait également partie du pacte vert de l’Europe, et fixe un objectif de réduction des émissions de carbone d’au moins 55% d’ici 2030. Le Fit for 55 détaille une série de mesures et d’actions pour atteindre cet objectif : passage aux gaz renouvelables, modes de transport durables, carburants écologiques pour les secteurs aérien et maritime, fonds social pour le climat…

La neutralité carbone : une obligation pour les entreprises ?

Votre entreprise doit-elle émettre une quantité nulle de CO2 ? Dans un monde idéal, oui, mais la réalité est plus compliquée. Chaque activité de votre entreprise produit des émissions de GES : processus de fabrication d’un produit, déplacements professionnels, visioconférence… Soyons clairs : une entreprise ne peut, à elle seule, être neutre en carbone, car la notion de neutralité carbone n’a de sens qu’à l’échelle planétaire. Elle peut cependant contribuer à la neutralité carbone, en diminuant ses émissions, et en contribuant à des projets qui permettent de réduire les émissions d’autres acteurs ou de préserver et renforcer les puits de carbone naturels.

S’engager vers la neutralité carbone apparaît comme une évidence pour réduire l’impact d’une entreprise sur l’environnement, mais quelles sont les obligations en la matière ?

Bilan carbone, bilan GES et diagnostics : des démarches obligatoires en entreprise ?

Concernant la neutralité carbone, une entreprise est tenue à certaines obligations, notamment concernant la réalisation de bilans de son activité. L’objectif de ces bilans est de permettre aux entreprises d’évaluer leur impact carbone, afin de mettre en place des stratégies de réduction.

Le Bilan des émissions GES (BEGES) a pour objectif d’évaluer « la quantité de GES émise dans l’atmosphère sur une année par les activités d’une organisation ou d’un territoire », d’après la définition de l’ADEME. Il est obligatoire pour les entreprises de plus de 500 personnes (et +250 en territoire d’Outre-Mer) qui doivent effectuer un bilan tous les quatre ans sur deux scopes :

  • Scope 1 : les émissions directes de l’entreprise(émissions liées aux processus de production par exemple, voitures…).
  • Scope 2 : les émissions indirectes associées à l’énergie (consommation d’électricité et de chaleur dans les installations de l’entreprise).

A lire aussi : Scope 1, 2 et 3 du bilan carbone : définition, périmètres, exemples

Le BEGES inclut également un troisième scope, concernant les autres émissions indirectes liées aux étapes de cycle de vie du produit (approvisionnement, transport…), mais qui ne fait pas partie des obligations.

Le Bilan Carbone®, mis en place par l’ADEME en 2004, est une méthode spécifique de BEGES. Il vise à donner aux entreprises une vision globale de leurs émissions, afin de déterminer quelles activités émettent le plus de GES. Il prend en compte les trois scopes évoqués précédemment.

Ces bilans suivent des étapes similaires : identification du périmètre à prendre en compte, collecte des données, calculs et analyse des résultats. Mais l’exercice ne s’arrête pas là, le but d’un bilan carbone est de venir nourrir un plan d’action de réduction des émissions.

Enfin le Diag Décarbon’Action, proposé par Bpifrance en partenariat avec l’ADEME, est composé d’un bilan carbone aboutissant sur un plan d’action personnalisé. Il est accessible aux entreprises de moins de 500 salariés n’ayant jamais effectué de BEGES car elles ne sont pas soumises à l’obligation.

Net Zero Initiative : le référentiel de la neutralité carbone en entreprise

La Net Zero Initiative est un projet créé par l’institut Carbone 4 en 2018 et soutenu par l’ADEME, en collaboration avec une dizaine d’entreprises engagées dans la lutte contre le changement climatique. Il s’agit d’un référentiel aligné avec l’Accord de Paris et proposant une stratégie pour aider les entreprises à contribuer à la neutralité carbone. La stratégie déployée par la Net Zero Initiative repose sur trois piliers : réduire ses émissions de GES, réduire les émissions des autres et augmenter les puits de carbone. Elle développe ainsi cinq principes clés :

  • le terme de « neutralité carbone » désigne un objectif mondial d’équilibrage entre les émissions et les absorptions de CO2 et ne s’applique pas à une organisation ;
  • les organisations ne peuvent que contribuer à une trajectoire vers cette neutralité carbone ;
  • il faut distinguer les réductions d’émissions et les absorptions (aussi appelées émissions négatives) ;
  • le concept de « contribution à la neutralité planétaire » s’étend à la commercialisation de produits et de services bas-carbone ; 
  • la finance carbone (qui favorise l’investissement dans les technologies vertes) ne peut pas annuler les émissions opérationnelles de l’entreprise.

Comment contribuer à la neutralité carbone en entreprise ?

S’il n’est pas possible d’atteindre la neutralité carbone absolue, chaque entreprise doit œuvrer et contribuer à se diriger vers cet objectif planétaire.

Cette contribution s’effectue à différentes échelles et peut prendre diverses formes. Des petits gestes quotidiens du bureau aux grands travaux, ce n’est pas le choix qui manque pour s’engager sur le chemin de la neutralité carbone.

1. La mère des batailles : réduire ses émissions carbone

En plus d’un bilan carbone, il existe d’autres moyens de décarboner votre entreprise :

  • se tourner vers les énergies renouvelables, et installer des équipements pour l’énergie éolienne, solaire ou biomasse sur vos sites ;
  • se tenir aux quotas du marché carbone et ne pas dépasser le nombre de crédits attribués ;
  • mettre en place une stratégie de sobriété économique, via l’optimisation des processus de fabrication, l’éco-conception ou la réduction des déchets ; 
  • rénover les bâtiments professionnels ; 
  • utiliser des équipements à haute performance énergétique.

Les entreprises en quête de sobriété énergétique peuvent, en effet, entreprendre des travaux de rénovation énergétique, en appliquant les mesures du Décret tertiaire et en sollicitant les aides à leur disposition (Prêt Vert de Bpifrance, aides fiscales, dispositifs de l’ADEME…). Il s’agit d’une démarche clé pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. À titre de comparaison, concernant le parc résidentiel, les opérations de rénovation effectuées par plus de 3 millions de ménages résidant dans une maison individuelle en France métropolitaine en 2019 ont permis d’éviter 2,1 millions de tonnes équivalent CO2 (MtCO2eq). On peut donc imaginer l’impact que ces travaux peuvent avoir à l’échelle du tertiaire. 

Il est également possible de se tourner vers des dispositifs d’Etat afin de financer des solutions de décarbonation à mettre en place dans votre entreprise.

Bon à savoir - La décarbonation de l’industrie
La décarbonation de l’industrie est un enjeu clé de la transition écologique et a pour objectif d’aider les entreprises à investir dans des équipements moins émetteurs de CO2. La réduction des émissions de GES dans l’industrie passe par plusieurs axes : l’investissement industriel, l’évolution des procédés pour une meilleure performance énergétique et la décarbonation de la chaleur industrielle. 

2. Préserver les puits de carbone naturels

Où va donc tout le CO2 dégagé dans l’atmosphère ? En partie dans les puits de carbone dits naturels, comme les forêts, les océans, les marais, les sols ou encore les tourbières. Ces écosystèmes vitaux sont également fragiles, et payent le prix fort des activités humaines : élevage intensif, agriculture, expansion urbaine, zones industrielles sont autant de menaces qui les rasent petit à petit. Hors sans ces milieux, ce sont plusieurs millions de tonnes de carbone qui n’ont nulle part où aller.

La déforestation est un des éléments destructeurs de ces puits naturels: ils sont non seulement réduits, mais l’élimination du milieu forestier libère le carbone qui y était stocké, et contribue donc à augmenter les émissions de CO2. En 2023, le Parlement Européen a voté un règlement contre la déforestation et la dégradation des forêts, interdisant « la mise sur le marché ou l’exportation depuis le marché européen de produits ayant contribué à la déforestation ou à la dégradation des forêts ».  Des études récentes menées par l’Institut national de la recherche agronomique (INRAE) ont montré que les forêts tropicales, très anciennes (plus de 140 ans, comme l’Amazonie ou la forêt tropicale du Congo), étaient devenues nettes en carbone, suite à la perte d’une grande partie de leur biomasse. Les forêts tempérées et boréales, plus jeunes (entre 50 et 140 ans), sont devenues les principaux puits de carbone au niveau mondial. Au-delà de l’âge, l’activité humaine a un impact direct sur ce changement : en 2022, d’après Global Forest Watch, les forêts primaires tropicales ont perdu 4,1 millions d’hectares, entraînant l’émission de 2,7 GT de CO2. 

Les réglementations comme celle mise en place par l’Union Européenne sont donc essentielles pour limiter ces pertes. Le développement de terres agricoles sur des principes d’agroforesterie, de retour aux jachères et de plantation de haies serait bénéfique pour les terres agricoles, qui constituent des puits de carbone riches. La préservation des puits de carbone naturels est une nécessité pour continuer à avancer vers un objectif d’équilibre et de limitation des émissions de GES.

Contribuer à la neutralité carbone : quels avantages ?

Pourquoi se diriger vers la neutralité carbone ? Avant tout pour lutter contre le changement climatique, et construire un avenir plus vert. En tant qu’entreprise, œuvrer pour cette neutralité possède de nombreux avantages, tant pour votre image que pour vos performances. 

L’avantage principal est bien sûr celui lié aux économies d’énergie et aux économies en général. La réalisation d’un bilan carbone permet, dans un premier temps, de mettre en place un plan d’action pour réduire les émissions de carbone en identifiant les activités qui en émettent le plus. Cela passe souvent par du matériel plus performant, une baisse de la consommation électrique, des processus de fabrication ou des modes de transport moins énergivores : mis bout à bout, cela représente des économies sur le long terme pour votre entreprise. 

Les investisseurs et entrepreneurs sont aussi plus sensibles à un engagement vers la neutralité carbone, et donc à des entreprises œuvrant pour un avenir durable. Le respect des obligations légales (bilan carbone, rénovation énergétique), la démarche RSE, l’engagement de vos collaborateurs dans cette transition énergétique sont des atouts à cultiver pour attirer des partenaires commerciaux et des financements.

L’engagement vers un objectif de neutralité carbone joue directement sur votre réputation. Alors que de plus en plus de salariés et de consommateurs sont en quête d’employeurs engagés, il est dans votre intérêt de mettre en avant votre implication dans la transition énergétique. Cela passe par une communication transparente et un engagement continu au travers d’actions concrètes qui bénéficient à la fois à la planète et à votre image. 

A lire aussi : 9 choses à savoir sur la marque employeur

Enfin, être à jour sur les réglementations environnementales rendra plus simple l’intégration des prochaines normes. En agissant pour vous diriger vers la neutralité carbone, vous serez plus à même d’atteindre les prochains objectifs fixés, sans avoir à partir de zéro.

La neutralité carbone, un enjeu de transparence en entreprise

Pouvez-vous dire que votre entreprise est “neutre carbone” ? Pas du tout. La communication autour de la neutralité carbone est une question de transparence et de sincérité, tant pour les consommateurs que pour les acteurs qui œuvrent vers cet objectif. Attention donc à l’usage abusif de cette formule, prévient l’ADEME dans un avis d’expert : «l’allégation de neutralité peut suggérer qu’il est possible de lutter efficacement contre le réchauffement climatique sans réduire fortement les émissions et sans changer les comportements [...].» 

La communication d’une entreprise sur son engagement doit donc se faire de manière transparente et responsable : publier les résultats de son bilan GES, mettre en avant sa stratégie de réduction, informer sur les projets soutenus dans le cadre de la compensation carbone, labelliser ses produits et services… Pour cela, tournez vous vers l’affichage environnemental et vers une communication marketing claire.

Sources :
-Qu’est-ce que la neutralité carbone et comment l’atteindre d’ici 2050 ? Parlement Européen
-Stratégie nationale bas-carbone Ministère de la Transition écologique
-Neutralité carbone : quels enjeux économiques ? Ministère de l’économie des finances
-Loi énergie-climat Ministère de la Transition écologique
-Qu’est-ce que l’Accord de Paris ? UN Climate Change
-La neutralité carbone ADEME
-Les réductions des émissions de gaz à effet de serre liées aux rénovations, résultats de l’enquête Tremi 2020 Ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des Territoires