4 clés pour organiser un séminaire éco-responsable

Destinée à réunir et fédérer les équipes dans un lieu original, l’organisation d’un séminaire peut toutefois s’avérer complexe. Avec l’expertise de Christophe Leon, co-fondateur du gîte en pleine nature Le Coupet, Big média vous donne les clefs pour des team building respectueux de l’environnement.

Le flambeau - Séminaire éco-responsable
Emission Le Flambeau © Canal+

«On voit que le développement du télétravail favorise la multiplication des temps de séminaires », observe Christophe Leon, ancien directeur marketing de voyage-sncf.com. Embarquer son équipe en dehors du cadre conventionnel de l’entreprise comprend de nombreux bienfaits pour casser la routine et faire émerger des idées nouvelles. Du choix des activités sur place au mode de transport, en passant par l’élaboration des repas ou encore l'hébergement, de nombreux paramètres entrent en compte dans la préparation d’un séminaire. Celui qui a changé de vie il y a deux ans pour « apporter [sa] pierre à l'édifice d'un tourisme plus responsable, plus local, et plus sobre » organise désormais des team building dans son gîte jurassien, Le Coupet, un édifice de 700 m² chauffé au bois qui repense les séjours de groupe. Il nous livre ses conseils pour vous aider à décarboner votre réunion délocalisée. 

 

De l’avion tu te passeras pour le déplacement… 

Ce n’est plus une surprise, l’avion se place en tête de lice des moyens de transport les plus polluants. Exit les rendez-vous à l’autre bout du pays pour une courte durée, hello les destinations un peu plus proches, accessibles en train, en voiture… ou même en char à voile lorsque c’est possible. « En faisant du co-voiturage dans un lieu en France par exemple, on va immédiatement réduire son empreinte carbone », nous rappelle Christophe Leon.  

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Au bâtiment et à l’hospitalité tu prêteras attention… 

Outre la manière de s’y rendre, l’endroit dans lequel le groupe va séjourner mérite d’être choisi avec soin, pour le confort de ses usagers. L’idée ici est de s’intéresser à un lieu qui s’est engagé dans une démarche de sobriété énergétique et/ou d’empreinte minimale. L’établissement peut être mieux isolé, ou autonome en eau comme c’est le cas du Coupet, dont le gérant a fait la demande de labellisation « clé verte ». « Il y a des centaines d’indicateurs à mesurer, on se demande constamment comment faire mieux avec moins », témoigne l’entrepreneur. En réalité, de plus en plus d’établissements font le choix de la certification pour répondre à une demande en hausse. 

 

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D’activités en pleine nature tu t’imprègneras… 

Si le but d’un séminaire est de « casser » le formalisme du quotidien en réunissant les collaborateurs dans un lieu et un rythme différent, il est aussi fait pour « créer des liens qui n'existaient pas et repartir en formant une équipe encore plus soudée », souligne l’entrepreneur. Une nécessité d’autant plus d’actualité puisqu’une partie du travail s’effectue de nos jours à distance. Le fait d’avoir des activités plus simples, plus sobres et au contact de la nature « laisse véritablement place à la créativité et la cohésion d’équipe », poursuit Christophe Leon. Le gérant cite entre autres la randonnée, le canyoning ou encore le land art (ce courant d’art contemporain qui utilise des matériaux naturels, ndlr), toujours encadrés par des professionnels. 

 

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Et de repas locaux tu te nourriras !

Sur le plan de la restauration, certains établissements font le choix de ne travailler qu’avec des producteurs locaux, et de sourcer des aliments bio et de saison. Une cuisine qui peut rapidement devenir un atelier, comme le précise le gérant du Coupet : « On fait parfois participer les entreprises dans la confection des repas via notre activité de "forêt comestible". L’entreprise part avec une herboriste ramasser un certain nombre de plantes, et elles sont ensuite incorporées dans le repas ». Le sujet des repas sans viande est également d’actualité. En effet d’après le chef d’entreprise, « environ 20 % des participants demandent des repas végétariens », de quoi s’attendre naturellement à faire une majorité des repas qui ne contiennent pas de protéine animale. 

 

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« Au-delà d'une démarche qui vise à réduire l'empreinte écologique des événements, il s'agit surtout de générer de l'impact positif sur la nature et sur ses collaborateurs » conclut Christophe Leon.

elc

Emma-Louise Chaudron

Rédactrice Web