Qui sont les entrepreneurs de l’émission « Qui veut être mon associé » ?

En seulement trois ans, ces sept entrepreneurs ont contribué, chacun à leur manière, à démocratiser l’entrepreneuriat et le métier de business angel auprès du public grâce à l’émission « Qui veut être mon associé ? ». Retour sur les parcours d’Anthony Bourbon, Marc Simoncini, Éric Larchevèque et Jean-Pierre Nadir, récemment rejoint par Kelly Massol, Stéphanie Delestre et Tony Parker.  

  • 02 janvier 2024
  • Temps de lecture: 5 - 6 min
qui veut etre mon associé

"Plus de 4 millions d'euros personnellement investis par les membres du jury dans les projets présentés", affirmait la chaîne M6 au sujet de la saison 3 de l'émission "Qui veut être mon associé ?". Sur l'ensemble des trois saisons diffusées, près de 65 entreprises ont trouvé un investissement par le biais du jury d’entrepreneurs. Pas étonnant donc, que les créateurs du télécrochet rempilent pour une quatrième saison qui promet une nouvelle fois de nous faire découvrir des pépites en devenir. Et si la quasi-totalité des startuppers sont inconnus du grand public, les six membres du jury, eux, sont désormais des figures connues et reconnues des Français. Mais connaissez-vous vraiment leur parcours ? Aperçu… 

Anthony Bourbon, le self made man qui a fondé Feed et Blast. Club 

Sa conviction : il est possible de réussir, seul et sans réseau, quel que soit son milieu d’origine. A seulement 17 ans, le jeune Anthony Bourbon, originaire de la banlieue de Bordeaux, quitte le domicile familial devenu trop anxiogène pour qu’il puisse s’épanouir pleinement. Une décision qui marquera le début d’une success story faite de détermination, de résilience et de travail.  

SDF, c’est grâce à divers petits boulots, qu’il parvient à entamer des études de droit privé à l’Université de Bordeaux avant d’enchaîner avec un Master spécialisé en Sciences de l’Immobilier à l’Université Paris 10. Après l’obtention de son diplôme, Anthony Bourbon rejoint un groupe immobilier en tant que juriste, avant de créer, quelques années plus tard l’entreprise Feed., une FoodTech qui propose des barres-repas et des snacks. Deux ans après sa création, Feed bouclait l’année 2018 avec un nouveau tour de table de 15 millions d’euros. En 2022, l’entrepreneur – fort du succès de l’émission « Qui veut être mon associé », sur M6 – lance Blast.Club, une plateforme d’investissement qu’il développe aux côtés d’Eric Larchevèque (le fondateur de la licorne Ledger et compère du jury du jeu télévisé). « L’idée c’était que tout le monde puisse participer à cette vague des startups parce que c’est un sujet qui fait rêver, mais au final, si on n’avait pas de gros ticket à investir c’était impossible de se faire une place aux cotés des jeunes pousses de demain », résumait Anthony Bourbon sur la scène de l’Ampli de Big 9. 

Kelly Massol, l’autodidacte à la tête de Les secrets de Loly 

Son credo : on n’est jamais mieux servi que par soi-même ! C’est dans sa cuisine que l’aventure entrepreneuriale de Kelly Massol débute. Originaire de la Martinique et la Guadeloupe, la jeune femme peine depuis toujours à trouver des soins capillaires adaptés à sa nature de cheveux. « A l’époque, il n’y avait que des produits qui proposaient de dénaturer mes cheveux en les raidissant. C’est à ce moment-là que j’ai décidé d’apprendre la formulation et me lancer », raconte l’entrepreneure sur la scène de l’Ampli de la 9e édition de Big.  

Le succès de la marque est quasi instantané. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il répond à une demande, comble un vide sur le marché et répond aux attentes des consommatrices. La jeune femme l’affirme : « dans le monde 6 femmes sur 10 n’ont pas les cheveux raides », un état de fait qui est pourtant loin de se ressentir dans les rayons des grands magasins. « Donc il était tant de renverser la vapeur et surtout d’attirer l’attention sur cette situation », ajoute-t-elle. Aujourd’hui présente dans plusieurs pays et commercialisée par des marques comme Sephora, Les secrets de Loly viserait désormais les 100 millions d’euros de chiffre d’affaires. Un défi qui s’accompagnera bientôt d’un autre, puisque la fondatrice revêtira très prochainement une nouvelle casquette : celle de jury dans l’émission de M6, « Qui veut être mon associé ? ».  

Tony Parker, l’ancien sportif devenu Président d’Infinity Nine Group et de Sports, Artists and Entertainment Division 

Son mantra : la diversification. Certains le connaissent pour ses prouesses sportives et sa success story digne d’un film hollywoodien, d’autres pour sa romance avec la « pas si » Desperate Housewive Eva Longoria...Tony Parker, joueur de basket-ball international pendant près de 27 ans, il met fin à sa carrière professionnelle en 2019, mais n’en délaisse pas pour autour le milieu du sport qu’il a dans la peau. A peine sa retraite sportive annoncée, le voilà propriétaire du domaine skiable de Villard-de-Lans, dans le Vercors. Son ambition : le faire évoluer vers la "montagne de demain". Hôtel, commerces, installation sportives indoor, expositions et évènements culturels viennent donc dynamiser la station de ski. En parallèle de cette activité, « TP » investit dans le vin (Château La Mascaronne, Château Noël Saint Laurent) et dans le champagne (la Maison Jeeper). Il devient également actionnaire de "Smart Good Things", une entreprise spécialisée dans la préparation de boissons "bien-être". La société, cotée sur Euronext Access Paris, consacre un quart de son chiffre d'affaires à des causes telles que la lutte contre le décrochage scolaire des jeunes. Une problématique chère à ce serial entrepreneur. Diverses activités bientôt regroupées sous le giron d’Infinity Nine Group.  

Et l’année 2023 se clôture en fanfare pour l’ex sportif de haut niveau puisqu’à l’image de figures légendaires, il est intronisé au Hall of Fame du basket, en même temps que deux autres joueurs de renom : l'Allemand Dirk Nowitzki et l'Espagnol Pau Gasol, ainsi que son ancien coach Gregg Popovich. Une consécration qui s’ajoute à sa participation prochaine à la saison 4 de « Qui veut être mon associé ? » 

Marc Simoncini, le touche-à-tout derrière la plateforme Meetic et le vélo électrique Angell 

Son leitmotiv : chaque pot à son couvercle ! Marc Simoncini grandit dans l’ombre d’une fratrie brillante. Sa sœur effectue un MBA de finance à Washington et son frère est ingénieur Arts et Métiers. Après deux redoublements, le jeune homme trouve pourtant sa voie dans l’informatique. En 1984, après l’obtention de son diplôme, il fonde sa première entreprise, spécialisée dans la fourniture de services Minitel rose.  Si cette dernière est liquidée un an plus tard, Marc Simoncini n’en perd pas pour autant l’envie d’entreprendre, bien au contraire ! Pendant près de 6 ans, le serial entrepreneur, investit, créé et s’allie aux plus grands (Xavier Niel entre autres), avant de lancer en 2001, le site de rencontre Meetic. Le succès est retentissant et quatre plus tard, la startup est introduite en bourse. 

En 2009, après avoir racheté son plus gros concurrent : Match.com, Marc Simoncini diversifie ses activités et fonde Sensee (un site e-commerce de montures et de verres correcteurs) et Heroïn Bikes (vélos de course). Plus récemment l’entrepreneur, engagé dans la protection de l’environnement, s’est servi de son expérience avec Heroïn Bikes pour fonder Angell : un vélo électrique haut de gamme 100 % Made in France. Un produit qu’il compte prochainement développer à l’international.  

Stéphanie Delestre, la fondatrice de la plateforme numérique de recrutement QAPA et membre du board de French Tech Grand Paris 

Sa phrase : Une entreprise ça ne se vend pas, ça s'achète. Après avoir passé près de 14 dans le milieu des médias et de l’Entertainment sportif, Stéphanie Delestre cofonde aux côtés d’Olivier Zier QAPA, avec l’idée de proposer un outil de matching pour mettre en relation les bonnes offres d’emploi avec les bons candidats.  
Sélectionnée par le French Tech 120, pendant deux années consécutives en 2020 et 2021, la société est achetée par le groupe mondial Adecco. 
Membre du board de French Tech Grand Paris depuis 2023 et nouvelle reçue du programme d’M6, la dirigeante, investisseuse et business angel a également mis à profit cette année pour lancer un nouveau projet dont le démarrage est prévu pour le 1er trimestre 2024. 

Éric Larchevèque, le cofondateur de Ledger, aussi à l’aise dans l’entrepreneuriat qu’au poker 

Sa ritournelle : Entreprendre pour être libre (c’est d’ailleurs le litre de son premier livre, dont la sortie est prévue pour janvier 2024). C’est alors qu’il est encore étudiant en ingénierie microélectronique qu’Éric Larchevèque créait sa première entreprise : Montorgueil SAS, spécialisée dans les sites de rencontre et de « divertissement ». Quelques années plus tard, fort de cette expérience concluante, il créait une deuxième entreprise dans le secteur du paiement. Une nouvelle aventure qui l’amènera à déménager en Roumanie pour développer cette plateforme offshore.  

Si pendant un temps l’entrepreneur se passionne pour le poker, jusqu’à devenir joueur professionnel, il retombe dans la marmite de l’entrepreneuriat courant 2009. Après plusieurs créations d’entreprises, Eric Larchevèque se prend d’intérêt pour le secteur du bitcoin, alors en plein essor. En 2014 il fonde La Maison du Bitcoin et s’associe avec sept entrepreneurs pour créer la société Ledger, concepteur de solutions de sécurité pour crypto-actifs. 
En 2022, en parallèle de sa nouvelle casquette de jury dans l’émission « Qui veut être mon associé ? » il retourne dans sa ville natale à Vierzon (Centre-Val de Loire), et cofonde ALGOSUP, une école d'informatique qui forme des développeurs généralistes BAC+5. 

Jean-Pierre Nadir, de la vente de pizza à la création du groupe Easyvoyage 

Sa certitude : il n’y a pas d’âge pour entreprendre. A seulement 18 ans, alors qu’il est issu d’un milieu modeste, il lance un commerce de crêpes dans des campings bretons, puis l'année suivante, un service de livraison de repas en entreprise, à Paris. En 1987, il reprend le concept de Domino's Pizza aux Etats-Unis et lance Miss Pizza, la première société parisienne à livrer en moins de 30 minutes.  
A la fin des années 80, l’homme d’affaires intègre le milieu de la presse et devient actionnaire du groupe Entreprendre. Entre 1990 et 1999, il lancera près de huit titres de presse.  

En 2000, ce touche-à-tout s’essaye à un nouveau projet et développe le portail d'information Easyvoyage.com, avec l’objectif de fédérer l’offre des voyagistes présents sur le net et d’informer les voyageurs en développant, avec une équipe de journalistes, des guides de voyages, mais aussi de commercialiser des séjours ou billets d'avions. En juin 2015, il cède la majorité d'Easyvoyage au groupe Webedia et prend la direction du pôle Tourisme du groupe. Sept ans plus tard, fort de ses nombreuses aventures entrepreneuriales, il devient membre du jury de « Qui veut être mon associé ? » aux cotés de Marc Simoncini, Delphine André, Anthony Bourbon, Sophie Mechaly, Isabelle Weill et Éric Larchevêque.  

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Mélanie Bruxer Rédactrice web