La France redevient le premier producteur mondial de vin en 2023

La France est redevenue le tout premier fournisseur de vin, malgré une baisse significative de la production mondiale, d’après le dernier rapport de l’Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV). 

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Louis de Funes dans L'Aile ou la cuisse
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La production mondiale de vin est estimée à 244,1 millions d'hectolitres par l’OIV pour 2023. La France, grâce à un volume légèrement supérieur à sa moyenne quinquennale, et malgré une production mondiale atteignant son plus bas niveau depuis 1961, réussit à tirer son épingle du jeu. Elle s’empare de la première place au classement des pays fournisseurs de vin. Tour d’horizon à l’international. 

Italie, Espagne et Grèce dans le rouge, l’Allemagne et les États-Unis dans le vert

Les vendanges 2023 ont rendu leur verdict. Longtemps leader dans la catégorie des producteurs de vins à l’échelle mondiale, l’Italie a subi divers épisodes météorologiques qui ont grandement perturbé ses récoltes. Résultats, -12 % sur un an et la perte de la première place au détriment de la France. Dans le reste de l’Europe, l’Espagne (-14 %) et surtout la Grèce, qui a vu sa production être quasiment divisée par deux (-45 %), ont également pâti d’aléas climatiques mettant au supplice leurs vignes. Sur le Vieux Continent, hormis la France, seuls l’Allemagne, le Portugal et la Roumanie connaissent des volumes de production supérieurs à la moyenne. Dans le reste du monde, les États-Unis font figure d’épouvantail grâce à une progression de 12 %, aidés par des conditions atmosphériques favorables dans les régions de Napa et de Sonoma notamment. Pour l’Australie (-24 %), l'Argentine (-23 %), le Chili (-20 %) et l'Afrique du Sud (-10 %), ce cru 2023 ne restera pas dans les annales. 

Des disparités régionales sur le sol français

La France monte donc sur le trône après plusieurs années passées dans l’ombre de ses voisins transalpins. Néanmoins, la viticulture tricolore, un secteur qui réalise 15 milliards d’euros d’excédent commercial, traverse une crise historique depuis trois ans. 40 % des domaines connaissent en effet des difficultés (coût de production, accidents climatiques), selon les estimations des Vignerons Indépendants. Si le flux vinicole s’est stabilisé en 2023 dans l’Hexagone, l’Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV) note des disparités dans les différentes régions de notre pays. Le Bordelais, et la région du sud-ouest dans son ensemble, ont dû combattre la forte propagation du mildiou, une maladie causée par des champignons. Le Languedoc-Roussillon a pour sa part été perturbé par la chaleur et la sécheresse. En revanche, les récoltes en Champagne, en Corse et pour le Cognac ont été conséquentes, comme le souligne l'OIV. Pour Joel Boueilh, récoltant à Saint-Mont dans le Gers et président des Vignerons coopérateurs de France, le volume ne dicte pas tout, il est préférable « d'avoir des vignerons qui produisent des vins qui se vendent bien », comme il l’a précisé à l’occasion d’une conférence de presse le mois dernier.

 

Simon NAPIERALA

Simon Napierala

Redacteur web