Qu'attend la génération Z du monde du travail ?

Se sentir motivé et stimulé par ses missions, avoir des possibilités d’évolution de carrière ou encore partager les mêmes valeurs que son entreprise… telles sont les aspirations de la génération Z dans le monde du travail. Un état des lieux que nous expose le baromètre initié par SKEMA Business School et le cabinet EY.  

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génération Z
Genera+ion ©HBO Max

Optimistes, ambitieux, voyageurs, touches-à tout, engagés, sont autant de qualificatifs pour désigner la génération Z, ces jeunes nés entre la fin des années 1990 et le début des années 2010. Si certains leurs reprochent d’être peu carriéristes et plus adeptes du virtuel que du réel, il semblerait pourtant que le monde du travail, loin de les désintéresser, s’aligne désormais dans le prolongement de leurs engagements personnels.  

Selon le baromètre, 80 % des répondants estiment que la possibilité d’évolution dans leur futur emploi est un critère prédominant lors de leur recherche. 70 % soulignent, quant à eux, l’importance des missions et des tâches confiées. Mais au-delà de ces critères, c'est le bien-être dans le cadre professionnel qui domine. Et contrairement aux idées reçues, les répondants sont loin d’opposer épanouissement personnel et carrière dynamique. En ce sens, 89 % des étudiants de SKEMA Business School sont optimistes quant à la possibilité de concilier un métier avec du sens et une rémunération élevée. Et ils sont près de 75 % à estimer que l’on peut trouver un travail qui a du sens quel que soit le secteur, l’entreprise ou l’organisation. Cela peut passer par des engagements liés au respect de l’éthique dans les activités économiques, à l’égalité femmes-hommes ou encore à la réduction de l’impact des entreprises sur l’environnement

Des jeunes attentifs à l’ambiance de travail ainsi qu'à l'équilibre vie professionnel et vie personnelle 

Si près de six étudiants sur dix déclarent qu’il est normal de s’investir pleinement dans son travail en début de carrière, quitte à ce que la vie professionnelle prenne une plus grande place par rapport à la vie personnelle, la quasi-totalité d’entre eux jugent que l’épanouissement passe par une conciliation harmonieuse entre ces deux aspects. Et ils sont près de 77 % à estimer pouvoir refuser un poste, ou à le quitter si cet équilibre n’est pas respecté. Sur ce point, le baromètre fait ressortir que les jeunes femmes sont plus attentives à ce bien-être que les hommes (41 % contre 35 %).  

Pour sept étudiants sur dix, la possibilité d'emmagasiner un grand nombre de connaissances lorsqu'ils accèdent à leur premier emploi. Une entreprise disposant d’un esprit d’équipe positif, composée de personnes inspirantes et de managers qui se soucient de faire progresser leurs jeunes recrues sont également des critères prédominants dans les aspirations de la génération Z. Une préoccupation qui est d'ailleurs plus forte chez les jeunes femmes puisque 82 % d'entre elles souhaitent travailler dans un environnement positif et constructif (contre 72 % chez leurs collègues masculins). 73 % souhaitent quant à elles évoluer dans une ambiance de travail permettant de s’épanouir (61 % chez les hommes). La possibilité de pouvoir faire entendre ses idées, même en début de carrière, a également son importance pour les répondants. 

Enfin, le baromètre note qu’à l’égard des millennials [les personnes nées entre 1980 et la fin des années 1990, NDLR], la génération Z semble peu friande de télétravail. Pour près de la moitié des étudiants interrogés, celui-ci est mal adapté à un premier emploi (54 %) et s’il est proposé, ne devrait, selon eux, pas excéder deux jours par semaine.   

 

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Mélanie Bruxer

Rédactrice web