Ces 5 sportifs professionnels qui ont réussi dans l'entrepreneuriat

Pour certains sportifs professionnels, l’après-carrière peut s’apparenter à une période de doutes. Pour autant, de plus en plus d’entre eux se tournent vers l’entrepreneuriat et y découvrent, parfois même, une nouvelle passion.

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Jeux Olympique

D’après plusieurs études anglaises, près de la moitié des anciens joueurs de Premier League (première division de football en Angleterre) seraient confrontés à d’importantes difficultés financières à la fin de leur carrière. Si les footballeurs sont souvent mis en avant en raison de leurs salaires élevés, de nombreux sportifs de haut niveau sont confrontés à des mauvais choix de carrière, investissements douteux ou autres cafouillages fiscaux. 

Pour se stabiliser financièrement après leur carrière et aussi pour retrouver la sensation d’adrénaline, certains décident de se lancer dans l’entrepreneuriat. Big média vous présente cinq sportifs reconvertis ainsi que leurs entreprises. 

Mathieu Flamini : des rectangles à la Chimie verte

Si certains sportifs professionnels tardent au moment de préparer leur après-carrière, d’autres, comme Mathieu Flamini anticipent alors qu’ils évoluent encore sur le rectangle vert. Tandis qu’il jouait toujours du côté de la Lombardie, l’ancien footballeur de l’Olympique de Marseille et de l’A.C Milan a co-fondé en 2010, avec Pasquale Granata, GF Biochemicals. 

La start-up vise à développer de l’acide lévulinique, une molécule biodégradable, dont la particularité est d’être issue de déchets végétaux. Le but : remplacer des molécules à base de pétrole. En effet, l'objectif est de devenir une alternative rentable et compétitive par rapport aux solutions pétrochimiques déjà existantes sur les marchés des produits d’entretien, de l’emballage, des cosmétiques etc. C’est dans cette optique que GF Biochemicals a notamment acquis en février 2016 le premier producteur de dérivés d’acide lévulinique, Segetis. 

Séverine Desbouys maillot jaune de l’entrepreneuriat 

En 2004, après plus de 10 ans dans le cyclisme, en roulant notamment avec Ebly ainsi que Gas Sport Team, Séverine Desbouys tourne la page du côté sportif. Elle rejoint le monde de l’entrepreneuriat en créant DSC (Desbouys Séverine Conseil). Ce dernier est un cabinet international de conseil en stratégie, intelligence économique, et lobbying. L’ancienne cycliste est aujourd’hui spécialisée dans l’implantation des sociétés françaises à l’étranger et plus particulièrement dans les pays où le marché est en pleine évolution comme le Brésil, la Turquie ou la Chine. 

Sarah Ourahmoune toujours sur le ring 

Si Sarah Ourahmoune, championne du monde et vice-championne Olympique de boxe, a bien raccroché les gants après 265 combats, elle ne s’est pas éloignée du ring très longtemps. En effet, déjà entrepreneure lors de sa carrière, l’athlète française décide de rester dans son sport après l’avoir dominé avec la création en 2011 de Boxer Inside Club. 

Cette association, en plus de posséder des clubs de boxe à Aulnay-sous-Bois et dans le 13e arrondissement de Paris, propose 4 programmes d’accompagnement :

  • “Les Puncheuses”, réservé aux femmes, mêle boxe et accompagnement socio-professionnel 
  • “Start Us Up” conjugue sport et entrepreneuriat pour des startups qui ont des projets en lien avec le JOP de Paris 2024 
  • “Vivre en Sport” aide à pérenniser les actions des acteurs de l’éducation et de l’insertion par le sport et devenir de véritables entrepreneurs sociaux 
  • “L’Academy”, une école de boxe dédiée aux jeunes de 10 à 17 ans

Taïg Khris sur la rampe ascendante de l’entrepreneuriat

Triple champion du monde de roller sur rampe et également connu pour son saut vertigineux depuis la tour Eiffel en 2010, Taïg Khris crée en 2014 la société OnOff Telecom. Cette dernière développe une application permettant d’utiliser plusieurs numéros de téléphones avec un seul smartphone. Elle va notamment connaître un succès lors de la pandémie de Covid-19 en offrant gratuitement des numéros à des médecins et associations. L’application répond à un besoin soudain de numéros de portable professionnels, afin de réaliser des téléconsultations. 

Mais le sportif n’en était pas à sa première tentative dans le monde de l’entrepreneuriat, puisqu’au début des années 2000 il crée sa société d’événementiel Taïg Khris Events. Ce projet consiste à Organiser des spectacles de glisse et des initiations au roller, skateboard et BMX. Il poursuit sur sa lancée en 2006 avec une entreprise spécialisée dans la conception de gammes de papeterie pour enfant. Le champion du monde de roller achète à l’époque le droit à l’image de MTV, Matt Pokora, Tony Parker ou encore Nintendo et vend des stylos, cartables, trousses et agendas à leur effigie. La société fermera en 2009 après avoir perdu l’image du basketteur français. 

Guy Tisserant renvoie la balle

Guy Tisserant est un nom qui ne vous dit peut-être rien. Pourtant, il fait partie des sportifs handicapés les plus récompensés de l’Hexagone. Pongiste handisport, le natif de Charmes (Vosges) a notamment remporté quatre titres de champion paralympique, en plus d’être classé numéro 1 mondial de 1992 à 1998. En parallèle de sa carrière professionnelle, Guy Tisserant obtient le diplôme d'ingénieur de l'École nationale supérieure d'électrochimie et d'électrométallurgie de Grenoble (ENSEEG) et celui de l'École nationale supérieure d'informatique et de mathématiques appliquées (ENSIMAG) l’année suivante. 

En 2004 il décide de se lancer dans le monde de l’entrepreneuriat, aux côtés de son épouse, et fonde TH conseil. Ce dernier est un cabinet de conseil, formation et recrutement, spécialisé dans l’emploi des personnes handicapées et, plus largement, dans la gestion de la diversité des organisations et compte aujourd’hui 35 employés. 

Emmanuel Lanoe

Emmanuel Lanoe

Rédacteur Web