Endodiag, ImVitro, Sonio, Athana : Quelles sont les femtechs à suivre ?

Alors qu’il concerne plus de la moitié de la population mondiale, le marché de la femtech française est en pleine expansion avec 115 startups en 2023 vs 80 en 2022. Focus sur 4 startups à suivre. 

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Endodiag, ImVitro, Sonio, Athana : Quelles sont les femtechs à suivre 

De l’adolescence à la ménopause, les startups de la femtech accompagnent les femmes dans toutes les étapes de leur vie : santé reproductive, fertilité, maladies chroniques, maternité, post-partum, bien-être sexuel, contraception...  

D’après le baromètre de juin 2023 réalisé par Wavestone et Femtech France, 115 startups ont décidé de s’attaquer à ces sujets, longtemps considérés comme tabou dans la recherche. Big Média vous présente 4 d’entre elles.  

Endodiag facilite le diagnostic de l’endométriose 

Maladie complexe dont les symptômes varient, l’endométriose se caractérise la plupart du temps par la présence de tissus semblables à la muqueuse utérine en dehors de l'utérus. Elle entraine souvent des problèmes de fertilité et des douleurs chroniques. « C’est l’un des plus gros problèmes de santé publique chez les femmes et pourtant en 2010, rien n’avançait ! », affirme Cécile Real, la fondatrice d’Endodiag, au micro de Big Média. Face au manque d’attention et de financements, Cécile Real, accompagnée d’un biologiste-scientifique et d’un chirurgien, décide de concevoir un test simple et pratique pour diagnostiquer l’endométriose : Endodiag est née.  

Si aujourd’hui, seule une opération chirurgicale permet un diagnostic effectif de la maladie, Cécile Real travaille sur un test sanguin moins invasif. Si cette solution est pour le moment dédiée aux laboratoires, la dirigeante et son équipe espèrent un jour pouvoir proposer leur produit aux cabinets gynécologiques.  

ImVitro : l’IA pour au service de la fécondation in vitro 

« Augmenter le nombre de grossesses réussies par FIV dans le monde entier », telle est la raison d’être de la startup ImVitro, créée en 2019 par Alexandra Boussommier Calleja. Si la FIV consiste à générer et cultiver des embryons avant de les transférer chez la patiente, la culture des cellules peut s’avérer périlleuse. Ce phénomène entraine des résultats bien souvent décevants tandis que la plupart des patients doivent répéter ces traitements couteux plusieurs fois sans grossesse garantie.  

La chercheuse à la tête de la femtech, en réponse à cette problématique, a conçu un système d’intelligence artificielle, basé sur les vidéos d’embryons en développement. Le rôle de cette IA repose dans un premier temps sur la collecte et la standardisation d’un maximum de données. Ces dernières ont pour objectif d’aider les experts à la prise de décision afin de maximiser les résultats des FIV. La startup est aujourd’hui dans une phase de prise en main et d’intégration en laboratoire pour mieux l’adapter aux conditions du terrain en amont de sa commercialisation. ImVitro a également levé 2,5 millions de dollars afin de se rapprocher du marché américain, de procéder à des recrutements techniques et d’ajouter des fonctionnalités au produit principal.  

Sonio veut améliorer le dépistage prénatal 

De nombreuses anomalies détectables ne sont pas repérées lors des échographies. Voici le constat de Cécile Brosset. Issue d’une famille de médecins, la jeune femme qui a toujours évolué dans le milieu de la santé, décide d’entreprendre pour pallier ce problème. En 2020, elle fonde Sonio, une startup développant une solution d’aide au diagnostic pour les obstétriciens spécialisés dans les malformations au sein des hôpitaux publics. Compatible avec n’importe quelle machine d’échographie, l’intelligence artificielle Sonio guide le praticien lors de l’examen et centralise le compte rendu de grossesse ainsi que le dossier médical. La solution permet d’analyser chacune des images de l’échographie en temps réel et d’envoyer des alertes en cas de problème.  

Aujourd’hui, la moitié des hôpitaux français l’utilisent et l’entreprise est en cours de déploiement sur d’autres marchés, comme les Etats-Unis, l’Inde et le Brésil. 

Vivre mieux sa ménopause avec Athana 

80% des femmes entre 45 et 55 ans sont touchées par les bouffées de chaleur, d’après la startup de la femtech, ce qui représente plus de 8 millions de françaises. Si la ménopause est une période particulièrement difficile à vivre pour les femmes, le sujet reste encore tabou dans le domaine de la recherche. Pour aider toutes celles qui rencontrent des effets secondaires, Thaddée Caron a mis au point un système portable de rafraichissement immédiat. « L’histoire du projet Athana a commencé quand je voyais ma mère souffrir des symptômes de la ménopause. Migraines, sueurs nocturnes et bouffées de chaleur… C’était difficile pour elle d’apprécier son quotidien », déclare le jeune homme.  

En précommande, le boitier Athana utilise la cryothérapie, une alternative sans produits chimiques. Une pression suffit pour déclencher une vague de froid dans la nuque, le thorax ou le poignet afin de soulager la bouffée de chaleur. L’application facultative développée parallèlement permet de contrôler l’intensité du froid et d’avoir une analyse journalière des bouffées de chaleur.  

Julie Lepretre

Julie Lepretre

Rédactrice web