Pour répondre à la pénurie de développeurs, Ottho mise sur le no code

Pionnière en France dans le no code, Ottho souhaite démocratiser cette nouvelle manière de façonner des applications digitales pour répondre au manque de main d’œuvre informatique et favoriser l’inclusion dans la tech.

  • 01 juin 2023
  • Temps de lecture: 2 min
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Créer des applications mobiles et des sites web. Si pendant longtemps ces tâches étaient réservées à des développeurs informatiques aguerris, le no code bouleverse la tendance. Grâce à cette nouvelle technologie, il est désormais possible d'arriver à ses fins sans aucune connaissance en programmation. « Le no code donne la possibilité à toute une partie de la population d’avoir des compétences techniques et de créer de la valeur numérique », affirme Géraldine Martinez, cofondatrice d'Ottho, une plateforme de formation en ligne à la programmation no code. Créée en 2020, la startup souhaite répondre à la pénurie de développeurs en France en démocratisant cette innovation. Pour y arriver, l'entreprise a récemment levé 1,2 million d'euros.

Les outils no code ou low code pour faire face à la pénurie de talents

Vous l'aurez compris le no code, aussi appelé low code, est un moyen de développer des outils numériques sans que cela nécessite de la programmation. « Si vous connaissez Wordpress, dites-vous que c'est l'ancêtre du no code. Wordpress a rendu accessible la création de site internet, le no code c’est pareil mais avec pléthore d’outils », résume Géraldine Martinez.

Si pour le moment cette technologie reste encore réservée à quelques curieux en France, le marché du low code devrait représenter dans le monde 50 milliards de dollars d'ici 2025. De plus en plus utilisée par les entreprises, cette innovation est un moyen pour elles d'enclencher leur transformation numérique sans avoir à faire face à la pénurie des talents qui fait rage dans le secteur informatique depuis plusieurs années. « C'est aussi une opportunité pour que des personnes sous-représentées dans le milieu de la tech puissent prendre leur place, et notamment les femmes » souligne la cofondatrice d'Ottho.

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Depuis 2020, la startup a formé plus de 650 personnes à travers ses formations et bootcamp de différents niveaux en fonction des appétences de chacune. D'une durée de quatre à huit semaines, l'apprentissage varie entre théorie et pratique sur différents logiciels comme Bubble ou Webflow. Une fois formés, les apprentis "no codeurs" se répartissent en trois catégories : ceux qui se lancent en freelance ; ceux qui créent leur entreprise ; ceux qui se reconvertissent et trouvent un nouveau travail. « Beaucoup d'entre eux se forment à cette nouvelle technologie pour répondre à une certaine quête de sens apparu pendant la crise sanitaire », détaille Géraldine Martinez.

1,2 million d'euros levés pour créer la première école no code en France

Après plus de deux ans à s’être autofinancées et confirmées le modèle de leur startup grâce aux succès de leurs formations, les équipes d'Ottho ont annoncé cette année avoir réalisé un tour de table d'1,2 million d'euros. L'objectif de cette levée est d'accélérer le développement de la startup en France en créant notamment la première école en présentiel dédiée au no code d'ici fin 2023. « On a tout fait 100 % en ligne jusqu’à présent mais on est persuadé qu’un lieu physique peut attirer un nouveau public ».

A travers cette levée de fonds, l'entreprise se projette également à l'international. D’ici 2024, une école pourrait voir le jour sur le continent africain. Ce tour de table doit également servir à créer de nouvelles formations pour qu’Ottho propose plus d’outils d’ici la fin de l’année.