Mayada Off [auteure et dessinatrice] : « Je voulais vivre de ma passion »

Enfant, Mayada ne se calme qu’avec un stylo entre les mains. Plus de 15 ans plus tard, nous la retrouvons dans son ancien collège à Montesson, dans les Yvelines, fière de son parcours d’entrepreneure autodidacte. Découvrez le premier épisode de Solides, le nouveau format Konbini X Big média.  

  • 17 décembre 2021
  • Temps de lecture: 2 min
Solides Mayada 2

« J’étais une fille assez turbulente. Pour me calmer, ma mère m’a ramené des feuilles et des stylos et elle m’a dit ‘tiens, vas-y dessine.’ ». Quelques années plus tard, Mayada revient devant son collège Pablo Picasso à Montesson en banlieue parisienne. « Là c’est trop cool, je vais laisser ma BD au CDI ! J’ai passé mes meilleures années ici. ». Elle se rappelle qu’à l’époque ses camarades de classe faisaient la queue pour lui demander de faire leurs devoirs d’arts plastiques. « En échange, j’avais des bonbons, des chocolats. C’était un peu le business ! » 

« Je voulais vivre de ma passion. Je me suis battue, j’y ai cru, et j’y suis arrivée »  

A l’époque, ses parents s’inquiètent pour son avenir. « Il n’y a pas de débouchés dans l’art ». Voici une phrase que Mayada entendait souvent. Malgré ces avertissements, la dessinatrice affirme : « Quand on a une passion, il faut y croire, même s’il y aura toujours des gens pour nous dire que ce n’est pas possible. Il faut persévérer malgré les échecs. Je voulais vivre de ma passion. Je me suis battue, j’y ai cru, et j’y suis arrivée ».  

« Je suis autodidacte, j’ai appris toute seule » 

Si l’influenceuse a réussi à faire de sa passion son métier, c’est parce qu’elle n’a pas baissé les bras et qu’elle s’est donnée à 100 % dans son projet. « Je suis autodidacte, j’ai appris toute seule. J’ai commencé avec la souris sur un logiciel nul, puis j’ai investi dans une super tablette et j’ai commencé à acheter de plus en plus de matériel. Je ne fais que m’entrainer, qu’apprendre, je n’arrête pas. ». Cet investissement de tous les instants, Mayada ne le vit pas comme une corvée, elle partage. « Parfois, je ne réalise toujours pas ce que je vis. Il m’arrive de passer des nuits blanches, et je ne m’en rends même pas compte. », confie-t-elle.