Comment est née l’expression « Je te fais un Lydia » ?

Entrez « dans la tech » de Cyril Chiche, cofondateur et CEO de la fintech française Lydia. A travers ce nouveau format, l’entrepreneur revient sur les origines de l’entreprise, son succès, et donne son avis sur le statut de « licorne ».

  • 25 janvier 2023
  • Temps de lecture: 2 min
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En France, 7 millions de personnes ont dans leur téléphone l’application Lydia. Créée en 2013, elle s’est très vite imposée auprès des jeunes et notamment des étudiants qui l’utilisent pour se virer de l’argent entre eux (40 % de sa clientèle a entre 25 et 30 ans). C’est d’ailleurs dans les couloirs de l’université Paris Dauphine que Cyril Chiche entend, pour la première fois en 2015, la fameuse expression « Je te fais un Lydia ». « C’est un vrai phénomène de société. On a pu bénéficier de ce que toutes les entreprises BtoC recherchent : l’effet de réseau. Grâce au bouche-à-oreille, cette expression est rentrée dans le langage courant, ce qui explique que, pendant très longtemps, nous n’avions pas d’équipe marketing ».

Lydia, un clin d’œil à l’histoire de la monnaie

Si beaucoup d’utilisateurs on fait de la marque un élément de langage, Lydia est, à l’origine, un clin d’œil à l’histoire de la monnaie. « C’est le nom du royaume où, au VIIe siècle av. J.-C., la première pièce de monnaie a été frappée. Elle a été fabriquée à partir d’un alliage naturel d’or et d’argent appelé l’électrum et qui se trouvait en grande quantité dans le fleuve qui traversait ce royaume : le Pactole ».

En 2021, l’entreprise remporte d’ailleurs un pactole de 108 millions de dollars grâce à une levée de fonds, lui permettant d’entrer dans le club des licornes françaises. Si l’entrepreneur est fier de la réussite de son entreprise, il conteste ce terme comme synonyme de réussite. « C’est embêtant d’utiliser le nom d’un animal mythologique, qui n’existe pas, pour définir une entreprise qui existe et dans laquelle des gens travaillent », indique Cyril Chiche. « Je ne sais pas si on appellerait ainsi une entreprise qui ferait de l’embouteillage ou d’autres activités industrielles, valorisée un milliard de dollars. On l’appellerait juste une belle entreprise et je crois que c’est ce qu’on est ».