Avec life! Lilian Delaveau digitalise le marché du funéraire

Révélé dans l’émission « Qui veut être mon associé ? », Lilian Delaveau a développé life!, une application destinée à accompagner les familles endeuillées dans leurs démarches au moment des obsèques. Il s’inscrit ainsi dans le mouvement émergent de la Death Tech.
 

  • 30 mars 2022
  • Temps de lecture: 2 min
Lilian Delaveau et Anthony Bourbon
Lilian Delaveau et Anthony Bourbon sur le plateau de « Qui veut être mon associé ? »

Repéré sur M6 en janvier dernier, le projet de Lilian Delaveau divise les investisseurs du jury de « Qui veut être mon associé ? ». Il faut dire que parler de la mort à une heure de grande écoute, ça peut refroidir.  Son projet, appelé Requiem Code, propose de faire revivre des souvenirs du défunt en réalité augmentée via un QR code apposé sur la pierre tombale. Contre toute attente, le fondateur de Feed et business angel, Anthony Bourbon est séduit. Il décide alors d’accompagner le jeune entrepreneur dans son aventure et de l’aider à repenser son modèle. De cette collaboration naît life!, un nouveau projet dont l’objectif est de changer la chaîne de valeur du secteur du funéraire.

La mort : un business comme un autre ? 

C’est suite à la mort d’un proche que cette idée émerge dans l’esprit de Lilian Delaveau. Entre opacité commerciale, lourdeur administrative et absence de transparence, le jeune homme a l’impression de vivre un enterrement d’un autre siècle, en décalage avec son époque. Avec life! l’entrepreneur rennais souhaite simplifier l’accès aux services mortuaires pour les familles endeuillées. « Je suis parti d’un constat simple : la plupart des personnes qui organisent des obsèques le font pour la première fois et ont du mal à s’y retrouver », explique-t-il.

L'ambition de sa plateforme tient en une ligne : aider les familles endeuillées à se repérer ans une jungle de prestations jusqu’alors inconnues. « En fonction de leurs volontés religieuses et de leur budget, on leur propose les trois ou quatre prestations les plus pertinentes, préalablement négociées avec les pompes funèbres. Le prix est clair, le devis détaillé », affirme Lilian Delaveau, pour qui la transparence est capitale.

« Notre culture judéo-chrétienne répond au tabou de la mort par le sacré et le mystère », avance l’entrepreneur pour expliquer l’invisibilisation du secteur funéraire dans notre quotidien. Mais depuis quelques années, des startups apportent un souffle de modernité au secteur. On peut par exemple citer l’application d’accompagnement au deuil Cibylle, la startup AdVitam, souvent présentée comme “l'Uber des pompes funèbres” ou encore InMemori, une plateforme qui permet aux familles en deuil de créer gratuitement un espace en ligne privé sur lequel les proches peuvent écrire des témoignages ou poster des photos de la personne défunte pour honorer sa mémoire.« C’est un cercle vertueux : la parole sur la mort se libère, les initiatives sont plus médiatisées, les innovations se multiplient, etc. ». De moins en moins attachée au sacré, la nouvelle génération fera forcément évoluer les pratiques et la législation concernant le monde funéraire, le fondateur de life! en est certain.
 

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