VivaTech : 3 innovations qu'il ne fallait surtout pas louper

Du 22 au 25 mai, le salon Viva Technology a fait salle comble à Paris Expo, Porte de Versailles, dans le 15e arrondissement de Paris. Retour sur trois innovations repérées durant l'événement.

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vivaTech

Avec plus de 2 milliards de personnes touchées sur les réseaux sociaux, 2 800 exposants et 13 500 startups, le salon Viva Technology est devenu l'événement numéro 1 dédié à l’innovation et aux startups. Du 22 au 25 mai 2024, se sont réunis plus 150 000 visiteurs pour découvrir les dernières pépites tech qui tenteront de façonner le monde demain sous le thème de « The Future is Now ». Présent à VivaTech, Big média vous présente les trois innovations européenne qui ont tapé dans l'œil de la rédaction.

Eduquer par le biais l'IA générative avec le robot Buddy, de Blue Frog Robotics 

Buddy

« Nous incarnons l’intelligence artificielle générative dans un robot et mettons la technologie au service de l’éducation. » C’est en ces termes que Rodolphe Hasselvander, fondateur du leader du marché de la robotique sociale Blue Frog Robotics, décrit sa création. Conçu en partant du principe qu’il deviendra indispensable à tous les membres d’un foyer, Buddy est déployé depuis un peu plus d’un an, notamment au sein d’établissements scolaires. « Il peut être un assistant du professeur et préparer du contenu interactif ainsi que personnalisé, poursuit l’entrepreneur. Il permet également aux enfants hospitalisés de suivre les cours à distance. Dans ce cas, il se situe dans la classe et devient un avatar permettant aux élèves d'être virtuellement dans la classe, parler aux copains, aller jouer dans la cour ou visiter un musée par exemple. »  

Autre utilité de Buddy : l’assistance aux seniors isolés. Il devient alors un compagnon capable de veiller sur la personne, d’envoyer une alerte en cas de problème et de maintenir les liens sociaux avec la famille. Aujourd’hui plus de 2 000 robots ont été déployés, dont la majorité en France, et devraient encore être nombreux à venir en aide à autrui. « Nous visons l’expansion internationale et cherchons à intégrer encore davantage des IA génératives. Il faudrait aussi augmenter les moyens d’empathie du robot afin qu’il puisse comprendre l’état émotionnel de son interlocuteur par la vision et la voie. » 

Scanner des bâtiments industriels avec NavVis VLX 

NavVis

NavVis est une entreprise spécialiste de la capture de réalité et de l’usine numérique.  A l’occasion de VivaTech, la startup est venue présenter une de ses innovations : NavVis VLX. Avec cette dernière, l’entreprise propose donc de fournir des données spatiales rapides et fiables aux prestataires de services et aux entreprises qui cherchent à capturer des jumeaux numériques photoréalistes de l'environnement bâti. « Alimentée par la puissance du SLAM (Supersonic Low Altitude Missile/ Missile supersonique à basse altitude) et dotée d’un logiciel révolutionnaire, la famille des produits NavVis VLX est constituée des systèmes de cartographie mobiles portables, raconte Mathieu Clouqueur Senior Enterprise Account Executive de l’entreprise.» 

L’innovation permet notamment de numériser un bâtiment complet avec l’aide de ses huit capteurs, puis une phase de post traitement des données suit cette étape. En effet, après une heure de scan il faudra en compter huit supplémentaires pour que les données soit traitées et redirigées vers un cloud afin de créer une visite virtuelle avec des mesures précises. « Nos solutions d'usine numérique permettent d'améliorer l'opérabilité, la productivité, l'agilité et la rentabilité des organisations. » 

Monter au septième ciel grâce à la propulsion électrique et Volocity  

Volocopter

2 sièges, 18 rotors et des possibilités infinies. C’est de cette façon que l’entreprise Volocopter décrit son taxi aérien VoloCity. Entièrement électrique, capable de réaliser un décollage et un atterrissage vertical et testé au cours de plus de 2000 essais, il est aujourd’hui capable de parcourir jusqu’à 35 kilomètres pour une vitesse maximale de 110 km/h. « Ses 18 rotors sont alimentés par neuf batteries rechargeables. Notre système d’échange de batterie, lui, permet des temps de rotations rapides. C’est ainsi que nous investissons dans l’efficacité et la durabilité, ce qui permet aussi d’augmenter la durée de vie de la batterie », explique Jean-Christophe Drai, Gesellschaft mit beschränkter Haftung (une forme de personne morale à responsabilité limitée) de l’entreprise.  

Il est possible d’être deux à bord du VoloCity, passager et chauffeur, en plus de place pour des bagages. Mais ne vous précipitez pas. Si dans un premier temps il était question d’une mise en circulation de ce moyen de transports pour le début des Jeux Olympiques, les premiers clients devraient s’envoler plutôt à la fin de l’année 2024. « Aujourd’hui, nous comptons quatre  " vestiports " (héliports) dans toute l’Île-de-France : Roissy et Le Bourget (Seine-Saint-Denis), Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), Saint-Cyr (Yvelines), note Jean-Christophe Drai.  Un cinquième va bientôt voir le jour sur une berge de la Seine près de la gare d’Austerlitz à Paris. » A noter qu’il vous faudra dépenser une centaine d’euros pour obtenir les premiers tickets commercialisés en fin d’année. 

Emmanuel Lanoe

Emmanuel Lanoe

Rédacteur Web