Lycéen et entrepreneur : le parcours de Clément Corselle, fondateur de Digicomarket

Lancer son entreprise à 16 ans est un pari risqué. C’est pourtant le défi relevé par Clément Corselle, directeur général et fondateur de Digicomarket, une agence de marketing digital lilloise. Il revient sur son parcours, près de deux ans après le lancement de son entreprise.  

  • 12 août 2022
  • Temps de lecture: 2-3 min
clement c

« L’âge n’est pas un frein, c’est même une force ». Voilà la leçon retenue par Clément Corselle, un jeune entrepreneur de 18 ans. Son aventure entrepreneuriale débute en 2020. A l'époque, il a tout juste 16 ans. Deux ans plus tard, il est l'un des plus jeunes dirigeants français et est à la tête de de Digicomarket, une agence de marketing digital basée à Lille. 

Big Média : Qu'est-ce qui vous a motivé à monter votre première société à tout juste 16 ans ? 

Clément Corselle : A 15 ans, j’avais déjà développé un site internet sur lequel je faisais de l'affiliation pour Amazon, c’est-à-dire que je renvoyais les gens sur leur site en échange d'une commission. Au début, je faisais ça dans mon coin. Puis un jour, j’ai montré mon site à un entrepreneur qui m’a conseillé de proposer mes services à des sociétés. Très vite, je me suis renseigné sur la création d’entreprise et j’ai découvert le marketing digital qui m’a tout de suite passionné. J'ai ensuite suivi une formation et travaillé avec des entreprises de ma région pour gagner en expérience. Comme ça a bien marché, j’ai décidé de lancer ma boîte, le 1er octobre 2020. 

BM :  Comment on gère la relation avec ses clients quand on est encore lycéen ? 

CC : Au début, mon âge était ce qui me gênait le plus. Dire à des chefs d’entreprise, qui ont 20 ans d’expérience, qu’à 16 ans je vais augmenter leur visibilité n'était pas évident. On me regardait un peu de travers. Pendant un moment, et encore un peu aujourd’hui, je cachais mon âge. Mais tout a changé après ma première interview avec la Voix du Nord. J’ai reçu plus d’une cinquantaine d’appels le jour où l’article est sorti. Ils venaient tous de chefs d’entreprise curieux de voir comment travaille un jeune dirigeant de 16 ans. D'ailleurs, si j'ai bien un message à faire passer aux jeunes qui veulent se lancer dans l'entrepreneuriat, c'est bien que l'âge n'est pas un frein, c'est au contraire une force ! 

BM : Comment avez-vous réussi à lier vie professionnelle et parcours scolaire ? 

CC : Devoir faire cohabiter vie professionnelle, vie scolaire et vie privée à 16 ans est quelque chose de très compliqué. Au début, je devais me lever à six heures du matin pour aller en cours et, le soir venu, enchainer avec mon métier d'entrepreneur. En général, je n'étais pas couché avant deux ou trois heures du matin, et ça recommençait le lendemain ! Pendant un an, j’ai très peu dormi et je n’avais plus de vie sociale, plus de weekend, plus rien… Mais en janvier 2021, grâce à la croissance de mon entreprise, j'ai pu intégrer un espace de coworking entre mon école et chez moi, ce qui m'a permis de mieux gérer mon temps. 

BM : Quels sont vos objectifs pour Digicomarket ? 

CC : Pour le moment, je souhaite pousser l’agence au maximum pour qu’elle puisse se faire un nom dans le milieu du marketing digital et accompagner encore plus d’entreprises. Pour cela, il faut que je recrute plus de personnes, car aujourd’hui je suis encore seul à temps plein, même si une dizaine de prestataires m'aident ponctuellement.  
Enfin, si on se projette à plus long terme, j’aimerais me tourner vers l’international. Mais avant ça, il faut que Digicomarket réussisse à se faire une vraie place dans le milieu.