Leroy Merlin, Krema, Valeo... Ces entreprises qui fêteront leur 100 ans en 2023

100 ans, ça se fête ! Et 2023 sera l’occasion, pour de nombreuses entreprises, qui ont marqué le quotidien des Français, de souffler leurs bougies. Zoom sur ces entreprises bientôt centenaires.

  • 13 janvier 2023
  • Temps de lecture: 5 min
Leroy Merlin
©DR "stock Arméricain"

Le point commun entre Leroy Merlin, le Mime Marceau, les 24 heures du Mans ou Maria Callas ? Toutes vont passer le cap des cent ans cette année. 1923 a vu naitre de nombreuses personnalités, évènements ou entreprises qui ont changé la vie des Français. Aujourd'hui, Big média vous dresse une liste des anniversaires à noter dans votre agenda.

Leroy (Merlin) de l’amélioration de l’habitat depuis 1923 

À la fin de la première guerre mondiale Adolphe Leroy crée « Stock Américain », une enseigne en charge de la revente des surplus de l’armée américaine. En 1923, son fils récupère l’affaire. L’année suivante, épouse Rose Merlin une fille de commerçants. Pendant plusieurs années, l'entreprise bénéficie de l'engouement croissant des Français pour le bricolage. Un secteur qui nécessitait auparavant l'intervention d'un artisan. En 1950, les deux fils du couple Leroy-Merlin prennent les commandes de l’entreprise et dix ans plus tard, ils changent le nom de l’enseigne qui devient Leroy Merlin. Aujourd’hui, l'entreprise compte près de 24 000 collaborateurs et comptabilise un chiffre d’affaires de près de neuf milliards d’euros en 2021 et est présent dans plus de 15 pays.

Initial, la blanchisserie qui n’a pas de cheveux blancs  

Maurice Decroix fonde en 1923 la Blanchisserie et Teinturerie de Boulogne (BTB) spécialisée dans le lavage de torchons. A l’époque, celle-ci s’adresse principalement aux compagnies du métro parisien ainsi qu’à celle des chemins de fer. Après quelques années d’activité, Maurice Decroix élargie son champ d’action et se lance dans la location et l’entretien de vêtements professionnels. En 1981, la société Initial entre au capital de l’entreprise à hauteur de 35 % et 16 ans plus tard, elle change de nom pour devenir Initial BTB. Mais après plusieurs années sous ce nom, l’entreprise abandonne l’historique Blanchisserie et Teinturerie de Boulogne et redevient en 2008 la société Initial. En 2017, la société spécialisée dans la location et l’entretien de vêtements ne comptait pas moins de 3 000 salariés et affichait un chiffre d’affaires de près de 202 millions d’euros.

Laoureux, ou l’amoureux du feutre qui ne vieillit pas 

En 1923, la SA Laoureux et Allard rachète un établissement construit au lendemain de la première guerre mondiale à Déville-lès-Rouen en entrant à son capital à hauteur de 800 000 francs (162 485 euros, NDLR). Près de 53 ans après la création de la société, spécialisée dans la création de feutre industriels produits à partir de fibres naturelles, celle-ci intègre un groupe Anglo-saxon experte dans le textile. L’entreprise française n’y restera qu’une dizaine d’années avant de retrouver son indépendance en 1988. Fournissant les plus grandes maisons de haute couture comme Hermès, Chanel ou encore Louis Vuitton, la société normande se voit récompensée du trophée PME RMC région Nord dans la catégorie Entreprise artisanale, et la même année, elle reçoit le label Entreprise du Patrimoine Vivant (EPV) qui valorise son savoir-faire.

Krema le bonbon qui n’a pas d’âge 

Confiseur depuis déjà plusieurs années Mollié choisit, en 1923, de fonder sa société qui deviendra, au fils du temps, l'une des marques les plus connues des petits et grands : Krema. En 1955, la confiserie fusionne avec la marque Hollywood Chewing-gum et lance quelques années plus tard le célèbre Malabar. C’est en 1961 que Krema commercialisera les bonbons Régal’ad et Batna, les friandises les plus connues de France. Passant de mains en mains jusqu’en 2017, Krema redevient française suite à son rachat par la société CPK, une structure créée par le fonds d’investissement Eurazeo. L’entreprise rejoint par la suite la holding Carambar & co qui est, possédée à 100 % par CPK. En 2018 le groupe réalise un chiffre d’affaires annuel d’environ 250 millions d’euros et n’emploie pas moins de 990 personnes. Il détient environ 28 % des parts de marché en France et talonne de près le leader du secteur : Haribo.

Valeo, l’équipementier automobile toujours en course

Eugène Buisson, grand distributeur français de garnitures de freins Ferodo, décide, en 1923, de créer la Société Anonyme Française de Ferodo (SAFF) à Saint-Ouen afin de produire, sous licence, ses propres matériaux. En élargissant son champ d’action à la production d’embrayages juste avant la seconde guerre mondiale, la SAFF devient un des leaders du marché. Ce n’est que dans les années 50 que celle-ci concentre son activité dans ce domaine. Entre 1960 et 1970, l’entreprise part à la conquête de l’Europe et crée de nouveaux sites de production en Espagne et en Italie. Quatre ans plus tard, c’est le grand saut. La SAFF dépasse les frontières du vieux continent pour s’implanter à Sao Paulo au Brésil. Ce n’est qu’en 1980 que le groupe français change de nom pour Valeo. Pendant les 40 années qui suivent, l’entreprise ne cesse de se diversifier et s’implante dans divers pays, devenant ainsi l’un des groupes les plus influant dans le domaine de l’équipement automobile. Alors que Valeo s’apprête à fêter ses 100 ans, l’entreprise se positionne sur le futur de l’automobile : l’électrique. « Valeo est très bien positionné sur les marchés de la voiture hybride et électrique et de la voiture autonome », a déclaré l’ancien PDG Jacques Aschenbroich sur le site de l’entreprise.