La French Tech lève plus de 8,4 milliards d’euros au premier semestre 2022

Les entreprises de la French Tech ont battu des records au premier semestre 2022, une performance jamais atteinte dans l’Hexagone.

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Les entreprises de la French Tech ont battu des records au premier semestre 2022.
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En 2021, les startups françaises ont levé 11,6 milliards d'euros et établi un nouveau record national. Le cru 2022 s’annonce d’ores et déjà exceptionnel. Sur les six premiers mois de l’année, les levées de fonds sont en progression de 63 % par rapport au premier semestre 2021. Des chiffres issus du dernier baromètre EY du capital risque en France. 

7 nouvelles licornes et l’informatique en chef de file 

Malgré un contexte économique délicat, en raison notamment de l’inflation et de taux particulièrement hauts, l’écosystème français fait mieux que résister. Sa performance est d’autant plus remarquable qu’au niveau mondial, les investissements dans la Tech ont chuté de 12 % en un an.  

« Le nombre de tours supérieurs à 100 millions d’euros en France n’a jamais été aussi important depuis la création de ce baromètre », explique Franck Sebag, associé chez EY, dans un communiqué. Sept nouvelles licornes ont en six mois : Ankorstore, Ecovadis, Exotec Solutions, NW Group, Payfit, Qonto et Spendesk. 

Les sociétés de logiciels, la Fintech et la CleanTech ont le vent en poupe en 2022. Les startups du secteur du logiciel et des services informatiques ont récolté le plus de fonds avec 2,23 milliards d’euros, contre 390 millions d’euros au premier semestre 2021. La FinTech est toujours aussi attractive avec 2,02 milliards d’euros levés, soit une progression de 86 % en un an. La CleanTech tire également son épingle du jeu en passant de 325 à 926 millions d’euros perçus entre les premiers semestres 2021 et 2022. Le secteur internet est quant à lui en baisse, d’après le rapport EY, avec 1,7 milliards d’euros recueillis, soit - 29 % par rapport à la même période en 2021. 

La France dépasse l’Allemagne 

En Europe, la France se classe devant l’Allemagne (6,26 milliards d’euros levés) grâce à la forte croissance de son Growth Equity (levées de fonds supérieures à 100 millions d’euros), mais demeure derrière la place forte des investisseurs sur le vieux continent, le Royaume-Uni avec ses 18,4 milliards d’euro récoltés sur les six derniers mois. 

Du côté des régions, les startups d’Île-de-France concentrent l’essentiel des levées de fonds (80 % des montants levés captés et 67 % des opérations). Les Hauts-de-France se placent en seconde position (5 % des investissements et 4 % des opérations) et la Nouvelle-Aquitaine complète le podium (3 % des investissements et 9 % des opérations). 

« Si la French Tech a bien encaissé le choc économique ces derniers mois, tous les yeux se tournent désormais vers la prochaine étape, les sorties, qui demeurent la principale faiblesse de cet écosystème », analyse Franck Sebag. D’après lui, le Private Equity (capital-risque) et les Family Office (gestionnaires de grande fortune) « devraient animer le marché dans les prochains mois », en raison de la Bourse qui s’est refermée en Europe et aux Etats-Unis. 

 

Simon NAPIERALA

Simon Napierala

Redacteur web