Innovation : et si la clé d’un développement plus durable passait par les low-tech ?

Avec l’ambition de répondre aux enjeux de durabilité et résilience collective, les low-tech ou technologies douces proposent de repenser les façons de concevoir et de produire. 

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Le four solaire, un exemple de Low-tech
Le four solaire, un exemple de low-tech

Défendant un développement plus circulaire, ça tourne rond sur la planète low-tech. Incluant objets, systèmes, services, ces dernières regroupent toutes démarches d’innovations technologiques intégrant les critères d’utilité, d’accessibilité et d’écoconception. En d’autres termes, quand les DeepTech misent sur les innovations de rupture pour répondre aux enjeux du siècle, les low-tech proposent d’atteindre « l’optimum technologique » pour chaque problème. Big média vous explique tout ça.  

Les low-tech, une approche douce qui solutionne le paradoxe de Jevons 

Pour répondre à chaque problème, les partisans des technologies douces se penchent sur la durabilité de la solution, son coût économique, son impact sur l’environnement et sur les usages culturels. Cette conception sous-tend que la solution la plus efficace est celle qui permet de répondre à un besoin de la manière la plus économique et durable possible. Ainsi, la conception low-tech aurait la vertu d’éviter le « paradoxe de Jevons ». Autrement appelé « effet rebond », il s’agit d’une théorie économique pointant du doigt l’augmentation de l’utilisation d’une ressource à mesure que l’efficacité dans l’exploitation de cette dernière augmente.  

En France, la promotion des low-tech est notamment portée par Corentin de Chatelperron. En 2019, cet ingénieur de formation rentre de 4 ans en mer, où il a rencontré des inventeurs de solutions low-tech du monde entier. L’idée était simple : d’escales en escales, rendre son catamaran autosuffisant (énergie, nourriture, etc.), tout en documentant les innovations expérimentées pour les rendre gratuitement accessibles à tous. Éolienne faîte à l’aide d’un moteur d’imprimante, dessalinisateur solaire, agriculture hors-sol et hydroponique, toutes les solutions testées ont la particularité d’être conçues à partir de matériaux basiques et facilement accessibles. L’approche des technologies douces génère un engouement croissant. Elle était d’ailleurs à l’honneur lors du prix "jeunes pour l’environnement” qui avait cette année pour thème “TECH ET TRANSITION ÉCOLOGIQUE, Du low-tech au high-tech, quelles technologies pour réussir ?”.

Martin Ferron

Martin Ferron

Rédacteur Web