Energies renouvelables : la France, 6e pays le plus attractif en matière d’investissements

Cet été, le cabinet EY a publié les résultats de son rapport bi-annuel sur l’attractivité d’une trentaine de pays dans le secteur des énergies renouvelables. Malgré la perte d’une place dans le classement, la France continue de séduire les investisseurs étrangers grâce à ses objectifs ambitieux en matière d’efficacité énergétique.

  • 05 septembre 2022
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EnR en France

La France est l’un des pays les plus attractifs pour les énergies renouvelables. Début juillet, EY a publié la dernière version de son rapport Recai (Renewable Energy Country Attractiveness Index, ndlr). Celui-ci dresse un état des lieux de l’attractivité dans le secteur des énergies renouvelables des différents pays. La France arrive en 6e position derrière l’Espagne, les Etats-Unis, l’Allemagne, le Royaume-Uni ou encore l’Australie.

Selon cet index d’attractivité, le maintien de la France dans le haut du classement s’explique par « les objectifs ambitieux d'énergies renouvelables à horizon 2050 » fixés par le gouvernement, « avec une volonté de produire 100 GW avec le solaire et 40 GW dans l'éolien offshore, tout en annonçant 5 milliards d'euros pour la décarbonation de l'industrie lourde ».

Décarboner l’industrie française : un objectif phare de France 2030

Aujourd’hui, l’industrie représente 18 % des émissions de gaz à effet de serre de la France. Afin de réduire de 35 % ces émissions, le précédent gouvernement a débloqué une enveloppe de 5,6 milliards d’euros, dans le cadre du plan d’investissement France 2030. Alors que 610 millions d’euros sont dédiés à l’innovation et au déploiement de technologies pour une industrie bas carbone, 5 milliards d’euros vont permettre le déploiement de solutions de décarbonation des sites industriels dans tous les territoires.

Parallèlement, ce plan d’investissement doté au total de 30 milliards d’euros sur cinq ans, consacre une grande partie de son enveloppe à la transition énergétique et à la production d’énergies vertes. Dans ce cadre, France 2030 identifie trois priorités : les énergies décarbonées et renouvelables, en s’assurant de la relocalisation industrielle de certaines activités (production de cellules photovoltaïques, de composants électroniques pour l’éolien…), l’hydrogène, avec le développement d’une filière en France, et la recherche et développement de projets de petits réacteurs nucléaires et de réduction des déchets.

Associées à des mesures de sobriété énergétique et à la diversification des sources d’énergies renouvelables, ces mesures permettent à la France de préserver son rang d’après l’Index d’EY sur l’attractivité des pays en matière EnR. « L'explosion de la demande en électricité verte – notamment pour accompagner l’électrification de procédés industriels et le développement de capacités de production d’hydrogène vert - va accélérer le scale up industriel des technologies bas carbone et la baisse les coûts », explique Alexis Gazzo, associé EY, Climate Change & Sustainability leader France, dans un communiqué.

Yossra Hammami
Yossra Hammami Rédactrice web