Création d'entreprise : 7 films qui vont vous donner envie de vous lancer

L’entrepreneuriat séduit de plus en plus le cinéma. En atteste le nombre grandissant de films, séries ou documentaires sur le sujet. Découvrez la sélection de la rédaction de Big média.  

  • 13 mai 2022
  • Temps de lecture: 5 min
films

De l’entrepreneuriat aux célèbres marches du palais des festivals, il n’y a qu’un pas. A l’image de figures historiques, les entrepreneurs sont aujourd’hui les sujets favoris des scénaristes du monde entier qui proposent biopics, séries et documentaires sur leur vie. En témoignes les nombreux films sur le fondateur d’Apple, la série consacrée à la fondatrice de la marque de vêtement Nasty Gal ou le documentaire retraçant l’histoire du créateur de Microsoft, Bill Gates. Des destins qui fascinent autant qu’ils motivent à entreprendre.  

A quelques jours du Festival de Cannes, le « jury » de la rédaction de Big média a fait son choix et attribué sept Palmes. Découvrez notre sélection.  

« Joy », de David O. Russell : l’histoire de la femme d'affaires, inventrice et star de téléshopping qui a imaginé une serpillière révolutionnaire 

« Joy » est l’incarnation du rêve américain. On y découvre le destin hors norme de Joy Mangano, une jeune mère célibataire qui peine à boucler les fins de mois jusqu’à ce qu’elle imagine une serpillière révolutionnaire : Miracle Mop. Au-delà du biopic d’une self-made women, « Joy » évoque la fierté d’être quelqu’un qui se bat, qui sort de sa zone de confort et s’émancipe de son milieu. 

« Un autre monde », de Stéphane Brizé : parce que la vie de dirigeant est loin d’être un long fleuve tranquille  

Dans ce film, qui dépeint sans artifices la vie d’un cadre dirigeant, on apprend à mesurer le poids de ce poste et le dur quotidien qui l’accompagne. On y découvre Philippe Lemesle, directeur d'une usine alsacienne, contraint par sa direction de licencier plus de 55 collaborateurs au détriment de toute logique de sécurité ou d’humanité. En parallèle, sa vie familiale s'effondre : sa carrière a eu raison de son couple et son fils est hospitalisé suite à une grave dépression nerveuse. Philippe Lemesle entre alors dans un autre monde et cherche à redonner un sens à sa vie. « Un autre monde » nous offre un aperçu de « la solitude du dirigeant ».  

« Demain », de Mélanie Laurent et Cyril Dion : pour découvrir les actions d’entrepreneurs qui s’engagent pour l’environnement 

“Demain”, c’est l’histoire d’un “petit” documentaire, sur lequel aucun professionnel ne voulait miser un euro, et qui s’est pourtant transformé en phénomène de société. Co-écrit par l’actrice Mélanie Laurent et le militant écologiste Cyril Dion, le film part à la rencontre de pionniers charismatiques qui ont décidé d’œuvrer pour la planète. Ici, il n’est pas question de taper sur les doigts des gouvernements ou des géants industriels mais de redonner espoir, d'inspirer, de semer des grai­nes dans les esprits car « partout dans le monde, des solutions existent » : monnaies locales, jardins communautaires, entreprises coopératives, nouveaux types de gouvernance démocratique ou d'éducation bienveillante... Chacun a sa place dans le changement social. ­ 

« La vie rêvée de Walter Mitty », de Ben Stiller : le film qui montre que tout un chacun peut changer sa vie 

Walter Mitty, employé au service négatifs du magazine Life, est un homme ordinaire, enfermé dans un quotidien monotone. Passif face à la vie qu’il mène, il se rêve en super-héros sauvant la veuve et l’orphelin sans jamais avoir le courage ou la détermination suffisante pour s’affirmer. Pourtant, lorsqu’il apprend que son entreprise va mettre la clé sous la porte, Walter Mitty décide de partir au bout du monde pour retrouver une photo perdue qui doit faire la dernière couverture du magazine. C’est le début d’une vie d’aventure, celle qu’il ne se serait jamais cru capable de vivre.  
Si la vie de Walter Mitty n’est pas à proprement parler celle d’un entrepreneur, ce film n’en reste pas moins une ode à toutes celles et ceux qui ont peur de réaliser leurs rêves et nous montre qu'il ne faut jamais se laisser écraser mais voir grand.  

« Le fondateur », de John Lee Hancock : le film qui retrace l’histoire d’un géant de la restauration rapide 

McDonald est aujourd’hui l’une des enseignes les plus connues à travers le monde. Si le destin de Richard et Maurice McDonald est entré dans l’histoire, on connait moins celle de Ray Kroc, l’homme qui incita les deux frères à franchiser leur concept.  

Au-delà de nous faire voyager dans l’Amérique des années 50, le mot à retenir de ce film est : persévérance ! On y découvre le destin d’un homme déterminé à réussir et ce malgré une longue « traversée du désert ». C’est aussi l’occasion de découvrir deux modèles entrepreneuriaux : celui des frères McDonald, sages, axés sur ce qu’ils possèdent, tout en maintenant leur business sur la même voie, et celui de Kroc, tourné vers l’expansion.  

« Le Garçon qui dompta le vent », de Chiwetel Ejiofor : parce qu’il n’y a pas que les adultes qui peuvent entreprendre et changer les choses 

A Wimbe au Malawi, en pleine période de sécheresse et de famine, William Kamkwamba un adolescent de 13 ans, se lance dans la construction d’une éolienne composée d’objets et matériaux récupérés dans une décharge. Au-delà du récit retraçant l’histoire d’un enfant talentueux qui aide sa communauté ou des difficultés de l’agriculture au début des années 2000 au Malawi on découvre, grâce aux expériences de William avec les câblages, les aimants et les vieux vélos, le travail d’un véritable ingénieur. Un film qui passionnera les amoureux d’énergies renouvelables.  

« Jusqu’ici tout va bien », de Mohamed Hamidi : un film qui montre la débrouille quotidienne, la solidarité bourdonnante et l’énergie entrepreneuriale des QPV 

Dans ce film, Gilles Lellouche incarne Fréderic Bartel, fondateur et dirigeant d’une agence de communication, qui décide de domicilier sa PME “très parisienne” à La Courneuve, afin de bénéficier d’avantages fiscaux s’appliquant aux zones franches. Une manigance bientôt démasquée suite à un contrôle fiscal qui tourne mal. Résultat, l’agence de communication parisienne est contrainte de déménager à La Courneuve, une zone dite sensible. Les bobos parisiens vont donc devoir composer avec leur nouvel environnement. 
Au-delà de railler les clichés de part et d'autre du périph, “Jusqu’ici tout va bien” montre l’énergie entrepreneuriale des quartiers et les nombreuses synergies possibles pour les faire briller.  
 

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Mélanie Bruxer Rédactrice web