Croissance externe : 72 % de dirigeants souhaitent racheter une entreprise

D’après une étude menée par Bpifrance Le Lab, en partenariat avec France Invest, auprès de dirigeants de PME, les opérations de croissance externe devraient fortement augmenter dans les années à venir.

  • 21 septembre 2022
  • Temps de lecture: 2 min
croissance externe

« Les dirigeants de PME voient grand ». C’est ainsi que Nicolas Dufourcq, directeur général de Bpifrance, analyse les résultats de l’étude Petites et moyennes entreprises aux grandes ambitions : la croissance externe à l’échelle des PME. Selon Bpifrance Le Lab, 81 % des dirigeants ont déjà envisagé de racheter une entreprise au cours des cinq dernières années. Et si seulement 34 % y sont parvenus, cela n’entame pas leur volonté de grandir. 72 % des entrepreneurs interrogés affirment avoir l’intention de racheter une entreprise dans les cinq ans.

1 dirigeant de PME sur 2 prévoit de vendre son entreprise dans le 5 prochaines années

« Les rachats d’entreprises sont associés, dans l’imaginaire collectif, aux grands groupes et aux opérations de plusieurs milliards », précise Elise Tissier, directrice de Bpifrance Le Lab. Pourtant, les raisons pour les PME de racheter une entreprise sont nombreuses : accélérer sa croissance, conquérir de nouveaux marchés, innover… Cette tendance apparait comme de plus en plus dynamique. Avec le départ à la retraite des baby-boomers, les opportunités pour tous les chefs d’entreprise souhaitant acquérir une autre société devraient se multiplier : 47 % des dirigeants affirment vouloir vendre leur entreprise en échange d’un prix conforme au marché dans les cinq prochaines années. 

Si les intentions de ventes et de rachats se rejoignent, le manque de temps, de compétences en interne et de moyens financiers freinent encore un bon nombre de PME dans leur ambition en matière de croissance externe. L’étude révèle que 21 % des interrogés ont lancé un processus d’acquisition mais ont dû y renoncer  en cours de route. Les phases de négociations et de due diligence (aussi appelé audit d’acquisition, ndlr) sont citées comme les étapes aux plus forts taux d’abandon. 

Des obstacles qui pourraient être levés grâce à un appel plus systématique aux fonds d’investissement. « Les acteurs du capital-investissement apportent bien plus que des capitaux à leurs participations : ils les accompagnent de manière opérationnelle et sont de puissants leviers de croissance, notamment dans le cadre d’acquisitions. », affirme Claire Chabrier, présidente de France Invest. Une vision confirmée par les résultats de l’étude : 40 % des acheteurs  accompagnés d’un fonds d’investissement estiment que les résultats de leur acquisition d’entreprise sont supérieurs aux objectifs, contre 17 % des dirigeants non accompagnés. De quoi offrir de nouvelles perspectives de croissance aux PME françaises.

Pour aller plus loin

Retrouvez et télécharger sur le site de Bpifrance Le Lab les études suivantes :

Petites et moyennes entreprises aux grandes ambitions : la croissance externe à l’échelle des PME, édition 2022 
Acquérir pour bondir, la croissance externe au service de la transformation de l'entreprise, édition 2015
 

Yossra Hammami
Yossra Hammami Rédactrice web